Economie

La labellisation de l’info au cœur des ambitions de Franceinfo et LCI

Ils s’appellent les « Vérificateurs », les « Observateurs » ou encore les « Révélateurs », et ils ont une mission : labelliser l’information pour en garantir la fiabilité. Cette saison, ils seront à l’œuvre sur le média global (radio, Web et télévision) de service public Franceinfo, mais aussi, et c’est plus nouveau, sur LCI. En cette rentrée, plutôt que sur des visages ou des émissions, les deux chaînes d’information les moins regardées des quatre acteurs du marché mettent l’accent sur la solidité de leur information.

« On est tous convaincus que notre pays a besoin d’informations beaucoup plus que de conversations de plateaux qui divisent et font du mal à la démocratie », soutient Sibyle Veil, la présidente de Radio France, partie prenante de Franceinfo au même titre que France Télévisions, France Médias Monde et l’INA, dans une référence à peine voilée à CNews. Si ce créneau de « l’information de référence » relève pour la chaîne publique de la nécessité, à sa naissance il y a cinq ans, de creuser un sillon différent de celui de ses concurrentes (sans dépenses supplémentaires), il relève à LCI d’une inflexion nouvelle.

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« La société française est suffisamment anxieuse et divisée pour ne pas en rajouter », défend Fabien Namias, le patron de LCI, pour justifier le virage opéré sur son antenne le 30 août. Regrettant que « la logique du tout-débat semblait gagner du terrain », il a demandé à 20 des 50 chroniqueurs et éditorialistes accueillis sur l’antenne la saison dernière de rester chez eux. « Nous donnons la priorité aux images, aux faits, au décryptage, et à la vérification », insiste M. Namias.

« La société française est suffisamment anxieuse et divisée pour ne pas en rajouter », Fabien Namias, patron de LCI

Une quarantaine de journalistes (ils étaient trois il y a un an), nommés les « Vérificateurs », se consacrent exclusivement à la lutte contre les « fake news », irriguant ainsi la matinale (6 heures-9 heures) et l’émission de David Pujadas (18 heures-20 heures). La venue de Paul Larrouturou, ex-Quotidien (TMC), au sein de « Ruth Elkrief 2022 » (20 heures-22 heures) accentue cette volonté de donner la priorité au décryptage. De même, plutôt que des commentateurs extérieurs, des figures de l’information du groupe (Catherine Jentile) délivreront leur expertise estampillée TF1 en plateau, chaque fois que l’actualité l’exigera.

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Du côté de Franceinfo, aux « Observateurs » venus de France 24 (une émission réalisée à partir de contenus amateurs certifiés par la rédaction) s’ajoutent désormais les « Révélateurs ». Cette cellule commune aux rédactions de l’audiovisuel public a pour mission de vérifier les images, afin de traquer les « deep fakes » (des images fausses rendues crédibles par la technique et l’intelligence artificielle), mais aussi le détournement dont elles peuvent faire l’objet (ainsi celles qui, ces derniers jours, attribuent aux Américains des chars abandonnés en Afghanistan, alors qu’il s’agit de matériel russe), explique Laurent Guimier, le directeur de l’information de France Télévisions.

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