Politiques

entre Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, la guerre des soutiens est lancée

Xavier Bertrand et Valérie Pécresse.
Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. (JEAN-FRANCOIS MONIER / ERIC PIERMONT / AFP)

Les téléphones ont sonné tout l’été. Pourquoi ? Parce que les deux candidats qui se détachent à droite, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, promettent chacun de “rassembler (leur) camp”. Et qu’incarner le rassemblement, c’est toujours plus facile si plein d’élus vous soutiennent.

Tout le monde a été appelé un milliard de fois”, résume un brin amusé l’un de ces politiques convoité par les deux candidats. “Ça va reprendre dès aujourd’hui”, prévient un cadre des Républicains. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, qui ont tous deux annoncé ne pas être candidats, sont très courtisés. Ils n’ont pour l’heure exprimé aucune préférence pour qui que ce soit.

En conséquence, chacun scrute le moindre indice, dans les expressions publiques des uns et des autres. Par exemple, quand Laurent Wauquiez déclare  dimanche dans son discours de rentrée : “Pour moi, la fidélité est fondamentale en politique”, l’équipe de Xavier Bertrand tique. Le procès en déloyauté, c’est le reproche qui lui est fait par ceux qui n’ont pas digéré qu’il quitte Les Républicains. 

Avec Wauquiez, admet un soutien de Bertrand, “les relations ne sont pas faciles. Laurent a une vraie haine à son encontre. Il ne prend même pas la peine de répondre à ses SMS.” D’autres rappellent que le président de la région Auvergne-Rhônes-Alpes a signé, début juillet, une tribune avec Valérie Pécresse, pour réclamer la tenue d’une primaire. 

Quant à Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, il a toutes les raisons de s’entendre avec Valérie Pécresse : tous deux ont été des proches de François Fillon. Valérie Pécresse ne manque pas une occasion de rendre hommage à l’ancien Premier ministre, de lui emprunter des propositions.

La candidate est allée jusqu’à recruter l’ancien directeur de campagne de François Fillon, ainsi que sa “plume”, la personne qui lui écrivait les discours. En théorie, Bruno Retailleau n’a pas trop de raison de lui refuser son soutien. Sauf qu’en 2016, lors de la primaire, elle a soutenu Alain Juppé, rappelle un Parisien. Et ça, les fillonistes l’ont un peu en travers de la gorge.” 

Valérie Pécresse mise aussi sur le ralliement d’autres figures des Républicains, dont des proches de Nicolas Sarkozy. Conseil d’un vieux briscard : “Comme pour le Téléthon, ne pas confondre les promesses de don avec les dons effectifs.”


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page