Economie

Pour la rentrée, Radio France accentue le tournant « podcast » de ses antennes

Une photo aérienne du siège de Radio France, à Paris, le 1er février 2021.

Le retour de Nicolas Demorand et Léa Salamé à la matinale de France Inter (7 heures), l’arrivée du comédien Elie Semoun sur France Musique (« Les premières fois », le mercredi à 7 h 50), le transfert de l’ancien correspondant de Radio France aux Etats-Unis Grégory Philipps de France Inter à France Culture (« Politique ! », le samedi à 12 h 45) mais aussi la mise en ligne de son podcast en huit épisodes, « 11 septembre, l’enquête ». En ce lundi 30 août, si l’inauguration des nouvelles grilles de programmes et le retour des vedettes sur les antennes font l’actualité à Radio France, ils ne sont plus les seuls. La production de podcasts inédits, que les stations souhaitent aussi emblématiques et identitaires que leurs émissions, bénéficie d’une attention grandissante.

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« Nous allons continuer de produire des épisodes de nos collections exclusivement numériques telles queOli ouLes Odyssées », explique Dana Hastier, la directrice des antennes et de la stratégie éditoriale de Radio France. Mais plutôt qu’en augmenter le nombre de manière exponentielle, « nous allons travailler leur qualité », ajoute Erwann Gaucher, son adjoint chargé de l’éditorial numérique. En 2020, le groupe radiophonique a conçu 800 podcasts originaux, qui trouvent leur place parmi les 1,5 million de contenus audio mis à la disposition des 865 000 visiteurs uniques (en juin) de l’application Radio France.

Chaque station y va de ses propositions. France Bleu fabrique des contenus sonores au plus près des territoires (les « Histoires salées » de France Bleu Breizh Izel, « A cœur et à crocs » de France Bleu Alsace) pour le numérique d’abord – la diffusion hertzienne est facultative –, quand Franceinfo développe « Elysée, la bataille », une série d’émissions pour le numérique seulement.

Inversion de la chronologie traditionnelle

Attiré par la liberté de ton et d’écriture, mais aussi le temps long que le format permet, Philippe Collin a carrément décidé de délaisser l’antenne de France Inter, où il présentait « L’Œil du Tigre » depuis 2015, pour se consacrer à ce qu’on appelle la radio délinéarisée. Après « Napoléon, l’homme qui ne meurt jamais », une collection documentaire mise en ligne au printemps et diffusée tous les samedis de l’été sur la station, le producteur travaille à une série sur Molière et une autre sur Philippe Pétain, qui seront proposées à l’écoute à la demande avant d’être intégrées à la grille d’été. « C’est une expérience de radio très écrite, très produite, qui m’intéresse, justifie le journaliste. Et je suis persuadé que c’est là que se trouve l’un des avenirs du média à court terme. »

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