Economie

Satisfaite de la reprise de l’emploi, la Fed annonce une baisse du soutien à l’économie américaine

La prise de parole de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, diffusée sur un écran du New York Stock Exchange (NYSE) à New York, le 27 août 2021.

Jerome Powell, le président de la Fed, la Réserve fédérale américaine, pense que le chômage se réduit suffisamment aux Etats-Unis pour pouvoir commencer à diminuer dès cette année le soutien massif à l’économie mis en place depuis le début de la pandémie de Covid-19 par le rachat de la dette des banques et des entreprises. Il n’a pas estimé que le variant Delta constituait un obstacle majeur à la reprise.

Ce républicain modéré ne décèle pas non plus de surchauffe : il estime que l’inflation que connaissent les Etats-Unis est provisoire et ne veut pas remonter les taux directeurs de la banque centrale pour ne pas casser la reprise. Tels sont les enseignements du discours très attendu qu’a tenu, vendredi 27 août, le président de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, lors du forum de Jackson Hole, dans le Wyoming, qui se tenait à distance en raison de la pandémie.

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Ce message mesuré a satisfait les marchés financiers, qui ont fini la journée en hausse (+ 0,88 % pour le S&P 500 et + 1,23 % pour le Nasdaq, l’indice riche en technologies), battant à nouveau leurs records historiques. Le S&P 500 a gagné 20 % depuis le début de l’année, le Nasdaq 17,4 %.

M. Powell a clairement annoncé que la banque réduirait avant la fin 2021 les achats de titres destinés à soutenir l’économie. « Nous avons dit que nous continuerions nos achats d’actifs au rythme actuel jusqu’à ce que nous voyions de nouveaux progrès substantiels vers nos objectifs maximaux d’emploi et de stabilité des prix », a rappelé M. Powell, qui estime que ce temps s’approche, alors que les chiffres du chômage de juillet ont été excellents (943 000 emplois créés). « Il y a eu des progrès évidents vers le plein-emploi. En juillet [lors de la dernière réunion de politique monétaire], j’étais d’avis que, si l’économie évoluait largement comme prévu, il pourrait être approprié de commencer à réduire le rythme des achats d’actifs cette année. » Restera à l’appliquer avec douceur pour ne pas faire chuter les marchés, comme l’avait fait la Fed en 2013 à l’issue de la crise financière.

Pas de hausse des taux pour l’instant

En revanche, toute hausse des taux est renvoyée sine die. M. Powell a certes convenu que l’inflation se situait, fin juillet, à des niveaux bien supérieurs à son objectif de 2 % (4,2 % et 3,6 % hors énergie et alimentation), mais celle-ci est provoquée par des goulets d’étranglement limités, tandis que la comparaison est défavorable avec 2020, lorsque les prix avaient baissé en pleine récession pandémique. « Nous commençons à voir une modération dans certains cas à mesure que les pénuries s’atténuent. Les prix des voitures d’occasion [qui avaient augmenté de 40 % sur un an], par exemple, semblent s’être stabilisés », a précisé le président de la Fed.

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