Technologie

notre avis après plusieurs semaines d’utilisation

En juin dernier, quelques jours à peine avant la présentation officielle du nouvel OS de Microsoft, une première build de Windows 11 fuitait sur la Toile.

Entre ce premier aperçu et la sortie officielle de la première bêta fin juillet, Windows 11 a subi de nombreuses évolutions. Plus proche de ce à quoi devrait ressembler la version définitive de l’OS, dont la sortie est attendue pour octobre, la bêta de Windows 11 permet de se faire une idée précise de ce qui nous attend sur nos PC.

Après l’avoir utilisé durant quelques semaines, nous sommes en mesure de vous donner nos premières impressions sur le nouveau système d’exploitation de Microsoft.

Une interface moderne adaptée à tous les écrans

Au premier démarrage, Windows 11 est séduisant. Microsoft a modernisé l’interface de son système d’exploitation dont les fenêtres adoptent désormais des coins arrondis et usent d’effets de transparence qui allègent l’ensemble. Ce nouveau design reprend les codes du Fluent Design que Microsoft avait inauguré dans Windows 10 avec l’arrivée de nouvelles icônes pour les applications natives.

Pour imaginer Windows 11, Microsoft n’est pas allé chercher bien loin. La firme s’est largement inspirée du travail qui avait été réalisé sur Windows 10X, son OS imaginé pour les appareils tactiles à deux écrans et qui a finalement été abandonné. Les grosses tuiles ont disparu au profit des nouvelles icônes, plus distinguées et qui permettent d’alléger l’interface. Le tout est plus lisible et les animations que Microsoft a intégrées renforcent l’impression de rapidité et de fluidité par rapport à Windows 10.

Le choix de migrer par défaut le menu Démarrer et le contenu de la barre des tâches au centre de l’écran donne un bon coup de fouet à Windows, dont l’organisation de l’interface n’avait pas vraiment évolué depuis Windows 95. Microsoft n’a d’ailleurs pas effectué ce changement par hasard, mais dans le but de simplifier et d’harmoniser la navigation dans Windows. Qu’on l’utilise à la souris sur un PC ou depuis une interface tactile, le Menu Démarrer, comme les icônes épinglées à la barre des tâches, est facilement accessible sans qu’il soit nécessaire de traverser toute la surface d’affichage sur un grand écran par exemple, ou sur un écran tactile. Et si toutefois cette organisation ne vous sied pas, il est tout à fait possible de revenir en arrière et d’aligner le menu Démarrer à gauche, comme sous Windows 10.

Malgré ce changement d’apparence, Windows 11 reprend en grande partie la base de Windows 10. Microsoft n’est pas reparti de zéro, et cela se voit. Certaines fenêtres, notamment le panneau de Connexion réseau, ou les fenêtres de Propriétés n’ont pas bougé d’un iota par rapport à Windows 10.

Un gros travail sur l’ergonomie

Microsoft a pensé Windows 11 pour qu’il soit aussi simple que possible à utiliser. Et pour y arriver, la firme de Redmond n’a pas hésité à revoir de fond en comble certains éléments d’interface et certains menus.

C’est le cas du panneau des Paramètres de Windows 11 qui n’a pas échappé au ravalement de façade. Et c’est une bonne nouvelle. Microsoft l’a simplifié en affichant directement les différentes sections dans une colonne latérale, et en réorganisant les menus, désormais plus lisibles que sous Windows 10. La navigation y est plus naturelle, moins brouillonne, et ne perd par l’utilisateur comme c’était le cas sous Windows 10, grâce à l’affichage du chemin d’accès complet en haut de la fenêtre, pour chaque menu consulté.

Autre élément qui profite de ce rafraîchissement, l’explorateur de fichiers. Windows 11 abandonne le fameux ruban, véritable usine à gaz de Windows 10, au profit d’une barre d’outils beaucoup plus claire qui permet d’accéder plus facilement aux fonctions basiques comme le copier-coller. Microsoft simplifie aussi la création de nouveaux répertoires et propose même de créer de nouveaux documents à la volée en intégrant un bouton dédié.

Pour finir sur l’ergonomie de Windows 11, Microsoft a intégré un véritable gestionnaire de fenêtres dans son OS. Il s’active au survol de la souris sur le bouton d’agrandissement d’une fenêtre et permet de redimensionner et de repositionner automatiquement plusieurs fenêtres pour les juxtaposer. Cette fonction, largement inspirée de ce que propose déjà Microsoft dans ses PowerToys avec FancyZones sera particulièrement pratique si vous utilisez un très grand écran.

Malheureusement, il manque encore une option à notre sens essentielle pour améliorer l’explorateur de fichiers de Windows, c’est la navigation par onglet sur laquelle Microsoft a fait l’impasse. Elle existe chez la concurrence, notamment sur macOS, et semble aujourd’hui indispensable pour simplifier la navigation. Elle permettrait notamment de réduire le nombre de fenêtres de l’explorateur ouvertes.

Un bon Windows, mais encore quelques ratés

Si globalement la copie de Microsoft est plutôt séduisante, certaines nouveautés semblent avoir été pensées en dépit du bon sens. C’est le cas, par exemple, lorsque l’on souhaite choisir un navigateur par défaut. Si l’on oublie de cocher la petite case « Toujours utiliser ce navigateur Web » à la première ouverture d’un navigateur fraîchement installé, la procédure à suivre pour sélectionner un navigateur par défaut dans Windows 11 est devenue contre-intuitive.

Sous prétexte de laisser plus de choix aux utilisateurs, Microsoft ne propose plus de choisir un navigateur Web par défaut, mais demande à présent de choisir individuellement le navigateur utiliser pour chaque type de fichiers ou de liens. Finalement, ce qui nécessitait autrefois une seule action vous en demandera désormais plus d’une dizaine. Un procédé fastidieux qui semble avoir été pensé pour décourager le plus grand nombre de changer de navigateur par défaut, et qui arrange bien Microsoft : c’est son navigateur, Edge, qui est choisi nativement dans Windows 11.

Évoquons désormais le sujet qui fâche, celui de la configuration minimale requise pour l’installation de Windows 11. Lors de l’annonce de son nouvel OS, Microsoft évoquait une compatibilité avec les machines équipées d’une puce disposant de deux cœurs et affichant une cadence d’au moins 1GHz. Mais la firme s’est vite ravisée et a mis à jour la configuration minimale requise pour installer Windows 11, publiant par la même occasion la liste de processeurs pris en charge. Cette première claque laisse des machines vieilles de 4 ans, mais toujours parfaitement fonctionnelles et vaillantes, sur le carreau.

La deuxième claque qui met votre PC hors jeu face à Windows 11, c’est que Microsoft exige aussi la présence d’un module TPM 2.0. Il s’agit d’un coffre-fort cryptographique qui permet de créer, gérer et stocker des clés secrètes et des données sensibles du système et qui est désormais très courant sur les PC. C’est en effet une brique de sécurité essentielle qui est exploitée par certaines fonctions de l’OS. Microsoft avait d’ailleurs obligé ses fabricants partenaires à l’inclure dans toutes les machines depuis juillet 2016.


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