Economie

« Le temps est venu de proposer un “nouveau compromis social” »

Tribune. Notre système de retraites par répartition issu du Conseil national de la Résistance, à la fin de la seconde guerre mondiale, est l’un des piliers de notre modèle social depuis près de quatre générations. Il a connu des évolutions notables, et les néolibéraux comme les capitalistes les plus acharnés n’ont eu de cesse de l’attaquer pour essayer de le diriger vers la capitalisation privée.

Je note d’ailleurs que ce sont les mêmes qui attaquent les régimes spéciaux qui proposent en réalité, en voulant changer la nature de notre modèle, d’instaurer un régime spécial pour chaque Français retraité.

Néanmoins, force est de reconnaître que la France de 2021 n’est plus la France de 1945. S’il nous faut refuser la démagogie de ceux qui proposent de revenir à la retraite à 60 ans pour tout le monde – sans d’ailleurs se l’appliquer à eux-mêmes –, nous devons tout autant refuser l’injustice d’un report de l’âge légal de la retraite qui ne prendrait pas en compte les carrières pénibles, le manque d’emplois des seniors, ou encore la revalorisation du « pouvoir vivre » tout au long de la vie.

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Car la question est certainement moins celle de travailler plus que de vivre dignement de son travail. Certains parlent de l’âge de départ en retraite, quand l’urgence doit nous concentrer sur l’amélioration du pouvoir d’achat. Le temps est donc venu de proposer un « nouveau compromis social ».

Année électorale

Alors que 2022 sera une année électorale où les Français et les Françaises devront faire des choix majeurs pour leur avenir, confrontés à une crise socio-économique, conséquence de la crise sanitaire, mais aussi à la crise climatique dont le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat démontre une fois encore toute l’urgence d’agir, nous devons en responsabilité avancer vers un nouvel équilibre qui permettra tout à la fois de maîtriser nos dépenses publiques tout en irriguant la société d’une réelle justice sociale.

Je veux ici en dessiner quelques pistes, pour les porter dans le débat public.

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Pour nos jeunes, il nous faudra ouvrir le revenu de base de 18 à 25 ans autour de 600 euros par mois, ou bien proposer une dotation en capitale jeune d’une somme équivalente. Comment demander à nos jeunes de travailler plus longtemps, s’ils ne sont déjà pas capables de s’insérer comme il se doit sur le marché du travail, de poursuivre leurs études dans les meilleures conditions possibles, ou de créer leur propre activité ?

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