Economie

Duel surprise pour la présidence de l’Association des maires de France

Philippe Laurent, maire de Sceaux, lors d’un congrès des maires de France, le 21 novembre 2017, à Paris.

La fable de l’« unité » de l’Association des maires de France (AMF) aura fait long feu. Mercredi 25 août, par un communiqué cosigné par son actuel président, François Baroin, maire (Les Républicains, LR) de Troyes, son premier vice-président délégué, André Laignel, maire (Parti socialiste, PS) d’Issoudun (Indre), et son vice-président, David Lisnard, maire (divers droite) de Cannes, la puissante association d’élus annonçait le « passage de témoin » à ce dernier, qui continuerait à faire tandem avec M. Laignel. En clair, M. Baroin, qui n’entend pas solliciter un nouveau mandat, avait choisi son successeur et le « ticket » qui devra permettre « la représentation de l’ensemble des sensibilités politiques ». « L’unité de l’AMF est son plus précieux atout : tout sera mis en œuvre pour que chaque maire se sente à chaque instant pleinement représenté », concluait le communiqué.

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L’affaire semblait réglée comme du papier à musique. Ne restait plus à la commission électorale, qui se réunira le 9 septembre, qu’à valider les candidatures, les résultats du vote – qui s’annonçait comme une simple formalité – devant être proclamés lors du congrès de l’AMF, qui se tiendra du 16 au 18 novembre au Parc des expositions de Paris. Un « choix du prince » qui a fait grincer des dents. « Et depuis quand les membres de l’AMF ne sont pas consultés sur leur futur président ? L’AMF doit être un lieu d’échanges et de propositions au service des maires de France et de leurs administrés. Pas une rampe de lancement. On veut du calme, pas la tempête », réagissait, sur Twitter, le maire (divers droite) de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Arnaud Péricard.

Jeudi 26 août, Philippe Laurent, secrétaire général de l’association depuis sept ans et président de sa commission des finances ainsi que du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, se déclarait à son tour, par un communiqué, candidat à la présidence. « Ma candidature s’inscrit dans la droite ligne des présidents précédents, dont Jean-Paul Delevoye, Daniel Hoeffel, Jacques Pélissard et François Baroin, avec lesquels j’ai étroitement travaillé depuis vingt ans. Elle s’inscrit dans le respect des pluralismes et dans la recherche permanente de l’unité qui a toujours prévalu au sein de l’AMF », explique le maire (Union des démocrates et indépendants, UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine).

« Je ne vais pas me laisser impressionner par Lisnard »

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