Economie

François Baroin adoube David Lisnard à la présidence de l’AMF

Francois Baroin, président de l’Association des maires de France, le 4 juin à Panazol (Haute-Vienne), ne se représentera pas.

Voilà une élection pliée avant même d’être engagée. Par un communiqué publié mercredi 25 août, l’Association des maires de France (AMF) a fait savoir que, « après sept années de mobilisation exceptionnelle pour conforter la place des maires dans la République et s’opposer aux reculs de la décentralisation », son président, François Baroin, élu en 2014, avait décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat. Mais, avant de quitter son fauteuil de président, le maire (Les Républicains, LR) de Troyes a choisi son successeur en la personne de David Lisnard.

Le maire (divers droite) de Cannes devrait entrer en fonctions lors du prochain congrès de l’AMF, qui se tiendra à Paris, au Parc des expositions, du 16 au 18 novembre, après que l’édition de 2020 avait dû être exceptionnellement annulée pour cause de Covid. Le communiqué précise que, pour ce prochain mandat, M. Lisnard sera accompagné, au poste de premier vice-président, de l’inamovible André Laignel, maire (PS) d’Issoudun (Indre) depuis quarante-quatre ans et titulaire de la fonction depuis 2008. La commission électorale de l’AMF qui se réunira le 9 septembre devrait entériner ces candidatures.

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L’adoubement de M. Lisnard à la présidence de l’AMF devrait mettre un terme à la rumeur, que l’intéressé se plaisait à ne pas démentir, d’une participation à une éventuelle primaire de la droite en vue de l’élection présidentielle de 2022. Même si ce libéral revendiqué, qui a créé en juin son propre mouvement politique, Nouvelle Energie, n’entend pas renoncer à « peser dans le débat » de la droite. Comme tous les ans depuis 2007, il réunira ses proches dimanche, à Cannes, pour un pique-nique à l’occasion duquel il prendra la parole.

Etoile montante de la droite

Réélu en mars 2020 dès le premier tour des élections municipales avec un score « soviétique » de 88,08 %, le maire de Cannes, auréolé de ses qualités d’« élu de terrain », fait figure d’étoile montante de la droite, même s’il reste peu connu du grand public. La publication d’une tribune dans Le Figaro, en novembre 2020, dans laquelle il dénonçait la « folie bureaucratique française », ainsi que son activisme pendant la crise du Covid, lui ont valu un succès d’estime auprès de ses pairs.

A chaque étape de son parcours, ce diplômé de Sciences Po Bordeaux, âgé de 52 ans, a bénéficié de parrains influents. Il fait son entrée dans le cénacle politique aux côtés du député du Jura et maire de Lons-le-Saunier Jacques Pélissard, vice-président de l’AMF avant d’en devenir le président en 2004, auprès duquel il cumule les fonctions d’attaché parlementaire et de directeur du cabinet entre 1996 et 1999. Après avoir été élu en 2001 conseiller municipal de Cannes sur la liste de Bernard Brochand (RPR puis UMP), il obtient en 2008 son premier mandat de conseiller général des Alpes-Maritimes. Six ans plus tard, Eric Ciotti en fait son premier vice-président, chargé du tourisme. Entre-temps, il est devenu député suppléant de Bernard Brochand, qui lui passera le flambeau à la mairie de Cannes en 2014, après en avoir fait son premier adjoint et l’avoir nommé président de la société gérant le Palais des congrès et des festivals de la ville, une activité prospère.

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