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Nice-OM: Estrosi accuse

Le triste spectacle du choc de la 3e journée de L1 entre le Gym et l’OM, dimanche soir, ne manque pas de faire jaser. Le maire de Nice, Christian Estrosi, dénonce ce mardi le comportement indigne des Marseillais et de leur président.

A l’instar de son homologue marseillais Benoît Payan, qui très vite a salué sur les réseaux sociaux la décision de l’OM de ne pas reprendre le match à Nice après l’envahissement de terrain constaté dimanche soir en clôture de la 3e journée de L1, Christian Estrosi, le maire de Nice, s’est prononcé sur les tristes incidents qui ont émaillé les débats à l’Allianz-Riviera dimanche soir. Aux yeux de ce dernier, c’est bien l’Olympien Dimitri Payet qui a « mis le feu aux poudres » en renvoyant en tribunes la bouteille pleine qui venait de le toucher de plein fouet tandis qu’il s’apprêtait à tirer un corner.

« Un président, un coach, un joueur professionnel doivent, en toutes circonstances, garder leur sang-froid et rester dignes », claironne le premier édile, insistant dans les colonnes de Nice-Matin sur l’attitude déplacée selon lui de Pablo Longoria, le président de l’OM: « Il y a eu de la part du président de l’OM: des invectives à l’égard de l’arbitre, de nos joueurs, des invectives que nous pouvions prendre pour nous-mêmes, des hurlements permanents ; une attitude agressive, violente, détestable. Vers la fin du match, nous avons senti une sorte de montée dans les tours avec, en bas, un coach qui semblait pousser ses joueurs à la provocation permanente. »

« Je n’insulte personne », répond Longoria

Et d’ajouter, pour mieux illustrer son propos quant à « l’hystérie » du dirigeant espagnol: « Le président de l’OM s’est comporté comme personne n’a le droit de le faire dans une tribune présidentielle. Il avait même des gestes et des mots extrêmement violents et d’une vulgarité inqualifiable. Y compris à l’égard de l’épouse du président Rivère. Avant de provoquer, en bas, disons-le, un début de bagarre. » Dans les pages de La Provence, Pablo Longoria ne nie pas « des moments de tension ». « Je peux m’énerver dans un match, contre moi-même ou contre des décisions mais je n’insulte personne. C’est mon éthique, clame le patron phocéen. On ne s’est pas attrapé avec le président (Rivère ndlr), il n’y a eu aucun type d’agression. Et c’est José Cobos qui a été super, qui a calmé les ardeurs de tout le monde. »

Sondé par RMC lundi soir, l’ancien joueur du Gym confirme être intervenu pour calmer les esprits. « Quand j’ai vu que ça prenait une tournure que je ne voulais pas voir après ce qu’il s’est passé sur le terrain, j’ai enjambé les deux rangées de la tribune et je me suis interposé avec les dirigeants. C’était vraiment fort, donc je me suis imposé. L’épouse de Jean-Pierre Rivère n’a pas été poussée, mais le président de l’OM l’a touchée… Ma position était de m’interposer pour qu’il n’y ait pas d’incident. Je lui ai parlé en espagnol pour lui dire de se calmer, mais aussi aux personnes qui l’accompagnaient. La responsable du protocole m’a remercié. J’ai la conscience tranquille, je suis pour l’apaisement. Ce sont deux grands clubs. Je trouve ça malheureux. »

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