Economie

Pas de vacances de juillet pour le Livret A

En juin, les ménages avaient déposé sur leur Livret A autant d’argent qu’ils en avaient retiré. Fait rare depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, l’encours de ce livret non fiscalisé n’avait donc pas gonflé avant l’été, alors que les mois de forte collecte positive s’étaient succédé quasiment sans interruption depuis mars 2020, portés par les différentes entraves à la consommation et par les incertitudes pesant sur la situation sanitaire et économique.

Si ce mois de juin à l’équilibre laissait présager une décollecte pour la suite de l’été, juillet a déjoué les pronostics : le Livret A a finalement engrangé pas moins de 1,15 milliard d’euros, selon les chiffres communiqués ce lundi 23 août par la Caisse des dépôts. Il s’agit de la collecte nette – les dépôts, moins les retraits.

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Si l’on ajoute les 250 millions d’euros collectés par le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui fonctionne grosso modo comme le Livret A (même taux de rémunération, même exonération fiscale, mais plafonds différents), l’encours de ces deux livrets a progressé de 1,4 milliard sur un mois.

Deux livrets, 470,5 milliards d’euros

De quoi atteindre un nouveau record : 470,5 milliards d’euros étaient au total placés sur ces livrets au 31 juillet 2021 (344,5 milliards sur le Livret A et 126 milliards sur le LDDS).

Certes, avec ce 1,4 milliard engrangé, le résultat de juillet 2021 est moindre que celui de juillet 2020, marqué par une collecte de 2,49 milliards ; il est inférieur également à la moyenne du premier trimestre de l’année (près de 3,5 milliards ont en moyenne été collectés mensuellement entre janvier et juin 2021) et à la moyenne collectée en 2020 (presque 3 milliards).

Mais le résultat n’en demeure pas moins notable au regard des mois de juillet d’avant-crise (la moyenne de la collecte sur les deux livrets des mois de juillet entre 2013 et 2019 est de 600 millions), et surtout au regard des sommes déjà amassées durant les mois précédents : plus de 22 milliards d’euros depuis le début de cette année, et quelque 51 milliards depuis fin février 2020, avant le premier confinement.

La rémunération du Livret A et du LDDS, elle, ne change pas, à 0,50 %. Et ce malgré la hausse de l’inflation. Le gouvernement a, sans surprise, choisi de ne pas la modifier le 1er août et d’appliquer la formule de calcul en vigueur depuis début 2020 – une formule bien moins sensible à l’inflation que l’ancienne. Ce taux de 0,50 % est son plus bas historique, c’est aussi désormais son niveau « plancher », en dessous duquel il ne peut pas descendre, selon les règles appliquées depuis 2020.

0,50 % pour le Livret A, 1 % pour le LEP

Alors que le taux de rémunération du Livret A et du Livret développement durable et solidaire peut être revu deux fois l’an, au 1er août et au 1er février, il n’a pas évolué ce mois-ci et reste fixé à 0,50 % net d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Le Livret d’épargne populaire, réservé aux plus modestes, demeure de son côté rémunéré à 1 %, net là aussi. La rémunération de ce dernier livret doit toujours être égale soit à l’inflation, soit au taux du Livret A majoré de 0,5 point – le meilleur chiffre est retenu. Quant à la rémunération du Livret Jeunes, elle est librement fixée par les banques, mais ne peut être inférieure à celle du Livret A.


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