Economie

En région lyonnaise, les entrepreneurs engagés dans la transition écologique

Au sein de l’entreprise SLAT, spécialisée dans le matériel anti-incendie, à Champagne-au-Mont-d’Or (Rhône), le 9 août 2021.

Dans le couloir du métro, à Paris, en novembre 2015, François Duchâteau tombe face à une affiche de la COP21, le sommet international sur le changement climatique qui se tient au même moment dans la capitale. « Nous ne pourrons pas dire à nos enfants que nous ne savions pas », clame le slogan. Le message bouleverse sa vie d’entrepreneur. « J’avais sous les yeux la cruelle vérité. Nous allons vers l’extinction de l’humanité si nous ne faisons rien. Je suis sorti d’un coup du déni, et j’ai décidé de changer de trajectoire, d’agir à mon échelle, c’est-à-dire dans mon entreprise », confie le PDG de SLAT, société spécialisée dans le matériel anti-incendie.

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L’ancien haut cadre de Schneider Electric a étudié la question de la transition écologique avec pragmatisme. « J’ai réuni mon comité directeur, et je leur ai annoncé que j’avais une nouvelle motivation : sauver la planète ! », se souvient le dirigeant de l’entreprise de soixante-quinze salariés, située à Champagne-au-Mont-d’Or (Rhône), au nord-ouest de Lyon.

Restait à convaincre les troupes. « Nous sommes engagés depuis toujours dans une démarche de très haute qualité pour concevoir nos produits. J’ai pensé à appliquer la même rigueur pour réduire l’empreinte carbone de notre entreprise dans sa globalité. L’objectif était d’atteindre la neutralité carbone, pas de multiplier par cinq le chiffre d’affaires », raconte François Duchâteau, 61 ans.

Politique environnementale de fond

La réalisation des produits, l’acheminement de la matière première, les déplacements des fournisseurs comme des salariés, sans compter le fonctionnement des bâtiments, tout a été passé au crible, afin d’établir un tableau d’une cinquantaine d’indicateurs. La neutralité carbone est aujourd’hui atteinte à 98 %, c’est-à-dire, l’équilibre entre le C02 émis par l’activité de l’entreprise et celui économisé ou compensé. Exemples de diminution d’émission de CO2 : le développement du télétravail a diminué de 28 % les déplacements de salariés. L’entreprise favorise les achats de véhicules propres par des prêts de 2 000 euros, sans intérêt, auprès de ses salariés, avec un don de 500 euros si le véhicule est utilisé pour le trajet vers le travail.

En matière de compensation, SLAT fournit l’électricité des véhicules de ses salariés pour leurs besoins personnels. Autre objectif-clé, multiplier par deux la durée de vie des produits. Le PDG souhaite désormais diviser par cinq les émissions de gaz carbonique. « La neutralité carbone est un concept limité, qui peut être trompeur. Arrêtons de parler d’argent avant de considérer l’enjeu climatique. C’est ma priorité, et en faisant ça, j’ai l’impression de progresser, de préserver l’activité des salariés, de penser à leurs familles », ajoute l’entrepreneur.

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