Economie

Les éditeurs de jeux de société veulent prendre part à la transition écologique

Lors du Seious Games Forum, à Paris, en janvier 2020.

La fabrication d’une console de jeu vidéo PS4 a un impact environnemental similaire à la fabrication de vingt-deux boîtes de jeux de société, qui, par ailleurs ne nécessitent pas d’énergie ou de matériel supplémentaire pour être utilisé. Telle est l’une des conclusions d’une analyse menée depuis un an par l’union des éditeurs de jeux de société (UEJ). Représentant tous les grands éditeurs francophones qu’ils soient orientés vers les jeux familiaux ou les joueurs passionnés, cette association professionnelle a décidé de se saisir de cette question d’actualité pour réduire l’impact environnemental de la fabrication et la conception des produits, alors que la demande de jeux de société explose.

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Soutenu par le besoin de recréer des moments de convivialité en pleine crise sanitaire, le marché du jeu de société a vu ses ventes augmenter de 19 % en 2020 par rapport à 2019, selon l’UEJ. Plus de 30 millions de boîtes ont été vendues en 2020 pour un chiffre d’affaires cumulé de 600 millions d’euros. Avec une croissance annuelle d’environ 15 % depuis quinze ans, la France est devenue le premier marché européen pour les jeux de société, selon le cabinet NPD. L’Hexagone compte 114 éditeurs de jeux de société qui produisent près de 1 000 nouveautés par an. Coté distribution, il existe plus de 1 200 boutiques spécialisées en France d’après le Festival international des jeux de Cannes.

« Toute notre réflexion est partie d’une volonté de plusieurs de nos membres de créer un label écoresponsable, raconte Simon Villiot, directeur éditorial de la société BLAM ! et chargé de la commission écoresponsabilité de l’UEJ. Mais on s’est rendu compte que c’était plus compliqué que le simple fait d’apposer un tampon. Nous avons voulu faire le point en commandant la première étude sur l’impact écologique des jeux de société, basée sur l’analyse du cycle de vie de trois formats de jeux de plateau. » La dernière enquête sur un sujet écologique, faite il y a dix ans, portait sur le bilan carbone d’un jeu de société.

Un trajet de 41 kilomètres en Peugeot 208

L’étude montre, de façon assez intuitive, que « plus un jeu, sa boîte et ses composants seront lourds et grands, plus ses répercussions sur l’environnement seront importantes. Les éléments ayant la part la plus importante d’impact sont d’abord le contenu puis la boîte ; le transport n’apparaissant qu’en troisième position ».

En matière d’émission de CO2 par exemple, la production en Chine d’un jeu grand format, le plus polluant, équivaut à un trajet de 41 kilomètres en Peugeot 208, contre 7 kilomètres pour un petit jeu. Les émissions de gaz à effet de serre de la fabrication d’un grand jeu en Chine restent assez faibles par rapport à de nombreuses autres pratiques de divertissement puisqu’elles équivalent à l’échange de 215 mails ou à vingt heures de visionnage de vidéos sur Youtube.

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