Economie

Les bénévoles, clé de voûte du Festival international du film insulaire de Groix

Des bénévoles en cuisine au Bourg (Morbihan), le 19 août 2021.

« Sans les bénévoles, il n’y aurait pas de festival », assure Christian Guyomar, coprésident du 20Festival international du film insulaire de Groix (Fifig), dans le Morbihan, qui a lieu depuis le 18 août et jusqu’au lundi 23 août. Ce Groisillon de pure souche le sait d’autant plus qu’il est lui-même bénévole et n’envisage sa fonction « que comme ça, sinon cela n’a pas de sens ». Au point de dormir une nuit dans sa voiture sur le terrain du fort du Gripp (où ont lieu les concerts) parce qu’aucun gardien n’a pu être trouvé pour surveiller le matériel. Cette année, ils sont 140 – âgés de 12 à 85 ans – à s’affairer gratuitement pour que le festival puisse exister. Ils donnent du temps, de l’énergie, une partie de leurs vacances depuis le début de la manifestation. A ces travailleurs désintéressés s’ajoute la vingtaine de bénévoles de l’équipe dirigeante ou du conseil d’administration.

Seule une toute petite partie d’entre eux sont rémunérés. Audrey Pesché, qui a repris, en mars, la programmation générale et la coordination du festival, est l’unique salariée à plein temps. Quelques-uns, comme Laurent Morisson, chargé de la programmation musicale, Thierry Bastien, chargé d’administration, ou le comptable sont payés à temps partiel, tandis qu’une dizaine d’intermittents sont employés pendant la durée du festival (sonorisation, décoration, éclairage, coordination générale, cuisine). Sans compter le circassien agent d’ambiance baptisé « Le Crieur ».

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Le budget du Fifig s’élève à 250 000 euros, explique Alice Lecoq, la trésorière. Les aides locales proviennent de la région, qui apporte l’écot le plus important (40 000 euros), suivie par l’agglomération de Lorient, le département et la mairie. Cette dernière donne 10 000 euros par an, « la plus grosse subvention accordée à une association », assure le maire de Groix, Dominique Yvon. Il n’a jamais calculé les retombées économiques du festival sur cette petite île de 8 km de long sur 3 km de large, qui compte 2 360 habitants. « Cette année, avec les difficultés liées au Covid-19, la région nous a assuré de nous venir en aide si nous étions déficitaires », souligne Alice Lecoq, qui prévoit une perte de 30 000 euros.

La pandémie a contrarié l’organisation

Le retour du festival, après une année 2020 quasiment inexistante en raison de la pandémie, s’est avéré complexe. La direction a hésité jusqu’au dernier moment à maintenir cette manifestation, qui mêle une compétition de documentaires très exigeants, axés sur les îles du monde entier, et des sélections parallèles consacrées aux Regards d’îliennes, au jeune public, aux îles du Ponant, etc. Sans compter les concerts, les expositions et les rencontres.

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