Economie

Facebook de nouveau poursuivi par le régulateur américain

(FILES) This file photo illustration taken on August 12, 2021, shows the Facebook logo on a smartphone in front of a computer screen in Los Angeles. US regulators on August 19, 2021. refiled a lawsuit accusing Facebook of maintaining an illegal monopoly in social networking, two months after the case was dismissed by a judge. (Photo by Chris DELMAS / AFP)

L’autorité américaine de la concurrence, la Commission fédérale du commerce (ou FTC, pour Federal Trade Commission) a déposé un nouveau dossier contre Facebook, mercredi 18 août, accusant le géant des réseaux sociaux d’abus de position dominante alors que sa première tentative avait été rejetée par un juge en juin.

La plainte initiale pour pratiques anticoncurrentielles, déposée en décembre, menaçait le groupe californien de devoir se séparer d’Instagram et de WhatsApp. Le juge James Boasberg avait estimé qu’elle manquait « de concret sur le pouvoir réel de Facebook ».

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Dans sa nouvelle plainte, la FTC demande de nouveau à la justice d’obliger Facebook à revendre Instagram, acheté en 2021 pour un milliard de dollars, et WhatsApp, acquis en 2014 pour 19 milliards de dollars. Elle souhaite, par ailleurs, que les futures acquisitions du groupe soient soumises à une procédure d’autorisation préalable.

Nouveaux éléments d’accusation

La plainte révisée donne plus de détails sur les moyens utilisés par la firme pour évincer la concurrence, en particulier au début des années 2010, quand le marché de l’Internet mobile a émergé.

« Facebook manquait de compétences et talents techniques nécessaires pour survivre à la transition vers le mobile », a déclaré Holly Vedova, directrice par intérim de la division concurrence de la FTC, citée dans un communiqué. « Après avoir échoué dans la compétition contre les nouveaux innovateurs, Facebook les a illégalement rachetés ou enterrés quand leur popularité devenait une menace existentielle », a-t-elle ajouté, en référence à l’application Instagram et à la messagerie WhatsApp.

Au 30 juin, quelque 3,5 milliards de personnes dans le monde fréquentaient tous les mois au moins l’un des quatre réseaux et messageries du groupe californien, Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger. La FTC écrit :

« En dépit d’une importante insatisfaction de ses clients, Facebook a engrangé d’énormes profits pendant une longue période, ce qui suggère à la fois qu’il dispose d’un pouvoir de monopole et que ses concurrents directs dans les réseaux sociaux ne sont pas en mesure de franchir les barrières à l’entrée et de remettre en cause sa domination. »

« Nous examinons le dossier amendé de la FTC et nous nous exprimerons bientôt plus en détail », a réagi Facebook sur Twitter.

Le juge avait donné trente jours à la FTC pour présenter de nouveaux éléments susceptibles de permettre à l’action en justice de se poursuivre. Le calendrier laisse jusqu’au 4 octobre à Facebook pour contrecarrer l’amendement au dossier de poursuite de la FTC. Celle-ci peut encore argumenter jusqu’au 17 novembre et Facebook y répondre à nouveau avant le 1er décembre.

L’action des régulateurs américains avait été entamée en décembre, devant un tribunal fédéral, par la FTC et les procureurs de 48 Etats et territoires américains. Le juge Boasberg avait aussi rejeté les plaintes de la coalition d’Etats, expliquant qu’elles étaient bien trop tardives par rapport aux dates des rachats d’Instagram et de WhatsApp.

Lire aussi (2019) : Concurrence et antitrust : que reproche-t-on à Facebook, Google, Amazon et Apple ?

Le Monde avec AFP et Reuters


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