Economie

Editeurs et libraires confiants dans l’avenir proche

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les grandes tendances de la rentrée littéraire : de l’autofiction à l’exofiction

Beau fixe sur les principaux marchés mondiaux du livre. L’imperméabilité du secteur à la crise sanitaire, tendance observée en 2020 aussi bien en France qu’en Allemagne, en Italie mais aussi en Chine et aux Etats-Unis, se poursuit depuis le début de l’année.

Dans l’Hexagone, les libraires se montrent confiants pour la rentrée. Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, constate un joli rebond. Les premiers sondages effectués auprès des librairies, qui représentent les deux tiers du chiffre d’affaires du secteur, montrent une hausse de 55,3 % des ventes au premier semestre 2021 par rapport à 2020 – année marquée par plusieurs mois de fermeture liée à la pandémie. Cette progression s’élève même à 25 % par rapport aux six premiers mois de 2019 (perturbés par le mouvement des « gilets jaunes ») et à 6 % par rapport à un premier semestre « normal » en 2018. Une embellie incontestable, même si le mois de juin 2021 a montré des signes d’essoufflement.

Performances enviables

Anne Martelle prévoit « une bonne rentrée littéraire, ouverte, d’autant qu’aucun auteur ne devrait vampiriser » les achats. Le seul bémol vient du nombre de romans, 521 dont 75 premiers romans : « C’est trop, dit-elle, une partie passera forcément à l’as, ce n’est bien ni pour les auteurs ni pour les libraires. »

Après une baisse « contenue » du chiffre d’affaires des éditeurs, de 2,36 % l’an dernier à 2,74 milliards d’euros selon le Syndicat national de l’édition, le rebond se précise. Les deux principaux acteurs français, Lagardère Publishing et Editis, ont publié un bon bilan de santé, avec une augmentation de leur chiffre d’affaires semestriel par rapport à celui de 2020, respectivement de 16,4 %, à 1,13 milliard d’euros pour le premier, et de 42 %, à 372 millions d’euros pour le second. Le pôle édition de Lagardère affiche des performances fort enviables en France (+ 26,9 % des ventes), aux Etats-Unis (+ 14,8 %) et au Royaume-Uni (+ 17,3 %), mais recule de 4,5 % en Amérique du Sud.

La filiale française de Lagardère est portée par une bonne dynamique des livres pratiques, jeunesse et de la littérature, tandis que la filiale de Vivendi a inscrit huit ouvrages dans le classement GfK des vingt meilleures ventes au premier semestre. La rentabilité des deux groupes, à la fois concurrents et liés capitalistiquement, s’est également améliorée.

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