Economie

la reconversion réussie des « anciens rugbymen » dans le Sud-Ouest

Sculpture d’un rugbyman, à l’entrée de l’hôtel Ibis Styles de Castelnaudary (Aude), dirigé par l’ancien joueur Guy Spanghero.

Devant l’entrée de l’Ibis Styles, à Castelnaudary (Aude), un joueur de trois mètres de haut, figé dans le métal, effectue une passe. A l’arrière de ce bâtiment à l’architecture sans charme, trois autres silhouettes sculptées s’élancent vers le ciel pour effectuer une touche. Dans ce nouvel hôtel, les clins d’œil au ballon ovale sont nombreux. Même la décoration des chambres n’y échappe pas : des poteaux sont détournés en tête de lit et des ballons s’encastrent dans les murs. Les couloirs de l’établissement sont habillés de maillots portés par des joueurs internationaux.

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Derrière cet établissement qui se présente aussi comme un musée se cachent, sans grande surprise, des professionnels du rugby : Guy Spanghero, ex-troisième ligne du Racing Club de Narbonne, et ses deux fils, également anciens rugbymen, Philippe et Nicolas. « Deux terrains, idéalement situés près de l’autoroute, étaient disponibles. J’ai saisi les opportunités », se souvient M. Spanghero, qui a ouvert un premier hôtel en 2013.

Assurer ses arrières

Mais cet entrepreneur multi-casquettes, rompu au management et à la gestion d’entreprises agroalimentaire et immobilière, ne part pas seul dans l’aventure. Prudent, il s’adosse à Accor pour limiter les risques. « Ce groupe est une machine de guerre. Il est efficace, dispose d’une centrale de réservation et assure la promotion », énumère M. Spanghero, qui investit 6,5 millions d’euros dans ce projet hôtelier, qui comprend également un pub et un restaurant.

Novice dans la restauration, Vincent Clerc, ancien ailier du Stade toulousain, préfère lui aussi assurer ses arrières. Ce jeune retraité du ballon ovale s’est appuyé sur l’enseigne McDonald’s. Après plusieurs mois de formation, il est le patron d’une première franchise dans le quartier Compans-Caffarelli, à Toulouse.

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Que ce soit de la restauration rapide ou du haut de gamme, « il ne suffit pas d’aimer la bonne bouffe et d’amener une image et un nom », prévient Hubert de Faletans, président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Haute-Garonne. « Ce métier d’une exigence folle ne s’apprend pas en deux secondes et il faut être présent tous les jours. »

« Surfer sur sa notoriété »

« Je leur conseille de mettre les mains dans le cambouis avant de se lancer, en multipliant les expériences, et de se former », complète Thomas Fantini, chef d’entreprise et ancien associé de Clément Poitrenaud, ex-arrière du Stade toulousain, dans un restaurant entre 2010 et 2014 avant que le joueur ne revende ses parts.

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