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Osaka fond en larmes en conférence de presse

La Japonaise, qui a avoué ses difficultés à communiquer face aux médias, était de retour en conférence de presse en marge du tournoi de Cincinnati. Elle a encore vécu un moment compliqué.

Naomi Osaka est entrée dans une spirale infernale, et on lui souhaite de s’en sortir le plus vite possible. La Japonaise avait attiré la lumière sur ses difficultés à communiquer face aux médias, et avait déclenché une polémique en annonçant son souhait de boycotter les conférences de presse pendant Roland-Garros, ce qui est contraire au règlement du circuit.

La suite avait été difficile pour elle: Osaka avait quitté Roland-Garros avant son 2e tour, avant de déclarer forfait pour Wimbledon. La joueuse de 23 ans, quatre titres du Grand Chelem à son palmarès, avait alors avoué souffrir régulièrement d’épisodes dépressifs, et souhaite protéger sa santé mentale. Son retour au tennis, lors des JO de Tokyo où elle avait eu le privilège d’être la dernière relayeuse de la flamme olympique, s’était achevé assez vite, ce qui avait provoqué chez elle un certain soulagement, vu la pression qui pesait sur ses épaules.

Cette semaine, Osaka est à Cincinnati. Lundi soir, elle a donné une conférence de presse d’avant-tournoi, sa première conférence de presse « traditionnelle » depuis plusieurs mois. Cela s’est mal terminé pour elle, à cause d’une question d’un journaliste d’un quotidien de l’Ohio, qui lui a demandé, en substance, comment elle gérait le fait de ne pas aimer s’exprimer face aux médias (par timidité), tout en profitant de la lumière que la presse lui offre (très appréciée des sponsors, elle est la joueuse la mieux payée de la planète).

Osaka a semblé perturbée par la question, elle a demandé des précisions au journaliste, avant prendre quelques secondes pour réfléchir. Alors que la modératrice de la WTA lui a proposé de passer à la question suivante, la Japonaise a souhaité continuer. « Ce point de vue m’intéresse », a-t-elle dit, avant de demander à ce que le journaliste répète sa question. Elle a ensuite répondu qu’elle n’était pas responsable de l’intérêt que les médias lui portent, dû en partie à son histoire (née de parents japonais et haïtien, elle a grandi aux USA). Osaka assure qu’elle n’a pas cherché la lumière, en quelque sorte.

L’échange avec le journaliste de Cincinnati:

C’est par la suite qu’Osaka a été rattrapée par ses émotions. Alors que débutait la question suivante, la joueuse a commencé à lever les yeux au ciel, avant de fondre en larmes. La question portait sur sa préparation, et surtout sur son choix de reverser ses gains en tournoi au profit d’Haïti, le pays de son père. Mais c’est bien la question précédente qui lui trottait encore dans la tête. Osaka a quitté la conférence de presse, avant d’y revenir quelques minutes plus tard, pour la terminer sans difficulté.

La question suivante à partir de 3’21:

Après la conférence de presse, le ton utilisé par le journaliste du Cincinnati Enquirer a été critiqué par son confrère du New York Times, Ben Rothenberg, un habitué du circuit. L’agent de la joueuse, ensuite, a été plus virulent. « Le tyran du Cincinnati Enquirer est la quintessence de la raison pour laquelle les relations joueurs/médias sont si tendues en ce moment, a déclaré Stuart Duguid. Tout le monde sur ce Zoom conviendra que son ton était malvenu et que son seul but était d’intimider. Un comportement vraiment épouvantable. Et cette insinuation selon laquelle Naomi doit son succès hors du terrain aux médias est un mythe – ne soyez pas si complaisant envers vous-mêmes. »


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