Economie

les entreprises de sécurité peinent à recruter

Contrôle des passes sanitaires à la gare de Lyon, à Paris, le 9 août 2021.

« Des clients dans le commerce ont pu nous demander jusqu’à 300 agents… Mais aucune entreprise de sécurité ne peut en sortir 300, on est obligé de se partager certains marchés entre plusieurs boîtes tellement on galère à recruter. » Ralph Bonan, président d’Abscisse Sécurité, entreprise lyonnaise spécialisée dans l’événementiel, est mitigé. Restaurants, parcs de loisirs, centres commerciaux… « Il y a eu des demandes de renfort de nos clients un peu partout depuis la reprise, observe Walid Nahra, dirigeant de l’entreprise parisienne Triomphe Sécurité, forte de plus de 3 000 agents. On fait le maximum pour les satisfaire. »

Le contrôle du passe sanitaire, nécessaire depuis lundi 9 août dans un grand nombre d’établissements recevant du public, a fait exploser subitement la demande d’agents de sécurité : lorsque leurs propres salariés n’ont pas le temps, nombre d’établissements se tournent depuis plusieurs semaines vers ce personnel spécialisé, habilité à vérifier le fameux QR code. « Ils sont très demandés, déjà on manquait d’agents le 9 juillet pour la réouverture des discothèques », commente Laurent Lutse, président national de la branche Cafés, brasseries, et établissements de nuit à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).

La machine est repartie

A première vue, le contrôle du passe sonne comme une aubaine pour une profession qui a souffert de la crise du Covid-19. « Toute une partie de la branche a été mise à l’arrêt, notamment la sûreté aéroportuaire et l’événementiel, et le commerce a vu chuter ses besoins d’agents », note Cédric Paulin, secrétaire général du Groupement des entreprises de sécurité, principale organisation patronale de la filière de la prévention et de la sécurité privée. Les plus petites sociétés, nombreuses dans ce secteur aux 180 000 salariés, sont les plus touchées.

Si d’autres tâches ont continué, comme la surveillance des bâtiments la nuit, 65 % des entreprises de la branche ont connu une baisse de leur chiffre d’affaires en 2020 de près de 10 % en moyenne, d’après une étude réalisée pour l’opérateur de compétences AKTO. Ralph Bonan a, lui, perdu 2 millions d’euros entre 2020 et début 2021, soit 25 % de son chiffre d’affaires. « J’ai 190 salariés permanents mais on pouvait être jusqu’à 500 en cas de forte activité. Dans l’événementiel, on a beaucoup de vacataires car la quantité de travail est inégale selon les mois, et depuis le Covid, j’ai peu eu recours à eux. »

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