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Messi, l’UEFA prépare sa contre-attaque !

Pour beaucoup, l’arrivée de Lionel Messi au Paris Saint-Germain, aux côtés de Kylian Mbappé et Neymar, a signé la mort du fair-play financier. Mais l’UEFA aurait une autre idée en tête pour éviter que la situation se reproduise.

Si le fair-play financier était censé éviter qu’une équipe écrase la concurrence avec sa puissance économique, alors il est très difficile de voir son utilité en ce moment, alors que le PSG a réalisé un recrutement XXL, pour ajouter un sextuple Ballon d’or à sa constellation de stars. L’arrivée de Lionel Messi au Paris Saint-Germain a ainsi fait mal aux rivaux du club de la capitale. « Pour moi, le pouvoir (financier) est plus fort que la justice, alors avec l’arrivée du meilleur joueur du monde, la différence va augmenter encore avec les autres équipes », a ainsi regretté l’entraîneur de l’OM, Jorge Sampaoli, au sujet de son ancien joueur en sélection.

Le constat d’échec est là, il est posé par Karl-Heinz Rummenigge, l’ancien président du Bayern. « À chaque fin de saison, l’UEFA vérifie si tous les clubs respectent le fair-play financier. Mais il est évident qu’il faut s’inquiéter des conditions de concurrence qui doivent devenir plus équitables, observe le Bavarois dans les colonnes de L’Equipe. Il faut donc adapter le fair-play financier avec des critères encore plus rigoureux. C’est une nécessité absolue. Le président de l’UEFA Aleksander Ceferin est du même avis. Nous avons besoin d’un retour à davantage de rationalité. Ces réglementations sont censées stabiliser la concurrence et non la restreindre. »

Un salary-cap pas si gênant ?

Il faut rappeler plusieurs choses: que le fair-play financier a été assoupli cette saison pour aider les clubs à s’en sortir pour la crise sanitaire, et que le PSG n’a finalement dépensé « que » 60 millions d’euros en misant surtout sur des joueurs libres (c’est autant que Norwich, promu en Premier League). Mais il n’empêche que le changement semble nécessaire aux yeux du dirigeant allemand. « Il faut revoir la version du fair-play financier, plaide ainsi Rumenigge. Actuellement, nous avons la version II, il faut la version III avec un catalogue d’amendes pour ceux qui ne respecteront pas le FPF. Il ne faut pas tout remettre en cause, mais l’ajuster et le réadapter. Il doit y avoir des règles claires pour tous qui ne doivent pas être contournées par des astuces ou des portes dérobées. »

L’UEFA aurait déjà en tête de nouvelles règles. Selon le Times, l’instance dirigée par Aleksander Ceferin voudrait s’inspirer de la NBA en instaurant deux mesures bien connues des championnats nord-américains: le salary-cap, et la luxury-tax. En d’autres termes, les clubs ne seraient pas autorisés à avoir une masse salariale qui dépasserait un certain pourcentage de leurs revenus. Le chiffre de 70% est évoqué, c’est d’ailleurs celui qui est utilisé en Liga et qui pose d’énormes problèmes au FC Barcelone.

Mais contrairement à ce qu’il se passe en Espagne, où le Barça ne peut pas signer de contrats avec de nouveaux joueurs, les clubs qui dépasseraient le salary-cap seraient simplement contraints à payer la luxury-tax, une taxe de luxe (très élevée) dont les revenus sont redistribués aux autres équipes. La menace d’une exclusion des compétitions européennes, le pire qui pourrait arriver pour le PSG ou Man City, serait ainsi écartée. De quoi faire peur aux puissants ? Cela reste à prouver…

 

 




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