Santé

La transplantation fécale rajeunit les souris

Chez les souris, la transplantation d’un microbiote fécal de souris jeune vers une souris âgée semble « rajeunir » certaines capacités de ladite souris.

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[EN VIDÉO] Le microbiote intestinal, un allié précieux pour notre santé
  Dans l’organisme, il existe différents microbiotes : celui de la peau, de la bouche, du vagin… Mais le plus important est le microbiote intestinal. Les scientifiques connaissent son potentiel depuis longtemps mais la mise au point de nouvelles techniques permet d’approfondir les recherches pour décrire la nature des interactions hôte-microbiote, celles des micro-organismes entre eux, et leur incidence en matière de santé. 

Environ deux kilos de micro-organismes vivent dans notre système digestif, selon l’Inserm. Des virus, bactéries, champignons et parasites qui influencent notre santé, dont nos fonctions immunitaires et neurologiques. Une nouvelle étude, publiée dans Nature Aging, propose que ce microbiome pourrait être une cible thérapeutique pertinente pour favoriser un vieillissement en bonne santé.

Une conclusion issue de transplantations de microbiote fécal. Les donneuses étaient des souris, soit âgées de 3 à 4 mois, soit de 19 à 20 mois, tandis que les receveuses avaient systématiquement de 19 à 20 mois. Seules les transplantations provenant de souris jeunes ont produit des effets. Elles ont « inversé les différences liées au vieillissement » sur certains aspects de l’immunité, écrivent les auteurs, mais elles ont également atténué les déficiences cognitives associées au vieillissement. 

Le microbiote intestinal serait impliqué dans le processus de vieillissement. © master1305, Adobe Stock

Chaque chose en son temps

« Des recherches antérieures […] ont montré que le microbiome intestinal joue un rôle clé dans le vieillissement et le processus de vieillissement, rappelle John Cryan, coauteur de l’étude. Cette nouvelle recherche pourrait changer la donne car nous avons établi que le microbiome peut être exploité pour inverser la détérioration du cerveau liée à l’âge. Nous voyons également des preuves d’une amélioration de la capacité d’apprentissage et de la fonction cognitive. »

Ces résultats pourraient avoir d’importantes répercussions sur la gériatrie ou la prévention des symptômes du vieillissement. Mais il est « encore tôt », prévient John Cryan, pour se projeter dans des applications thérapeutiques : « Beaucoup plus de travail est nécessaire pour voir comment ces découvertes pourraient être traduites chez l’humain. »

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