Economie

Le coréen Hanwha entre dans les énergies renouvelables en France

Le conglomérat sud-coréen Hanwha, présent dans la finance, la chimie, le bâtiment, l’énergie ou l’armement, fait son entrée dans les énergies renouvelables en France. Le groupe britannique RES a annoncé, lundi 9 août, la cession de ses principales activités françaises (hors activité de gestion d’actifs et d’opération-maintenance) au chaebol de Séoul. Le montant n’a pas été communiqué, mais la presse coréenne l’a estimé à quelque 730 millions d’euros sur la base de documents officiels.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « L’histoire du marché de l’électricité montre que le “monopole public à la française” a été un frein au développement des énergies renouvelables »

RES « a trouvé un accord avec Hanwha Solutions pour potentiellement acquérir ses activités de développement et de construction en France », indique la société, qui compte boucler l’opération en octobre après consultation des représentants du personnel. Présente dans dix pays, où elle emploie 3 000 personnes (240 en France), cette entreprise familiale créée en 1981 est l’un des principaux acteurs des énergies renouvelables dans l’Hexagone. Son portefeuille de projets en développement représente une puissance de 5 gigawatts (GW), ce qui doublera les futures capacités du groupe asiatique en Europe.

Ce type d’actif est assez rare, et Hanwha Solutions n’était pas seul à s’intéresser aux projets de RES France, qui avait signé en juin un contrat de fourniture d’énergie avec la SNCF. TotalEnergies, l’allemand RWE et l’italien Enel, qui poussent les feux dans les énergies bas carbone, étaient aussi candidats au rachat, selon l’agence Bloomberg. La France, où 70 % de l’électricité est d’origine nucléaire, a pris du retard sur l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie en matière de renouvelables.

« Marché attractif »

Hanwha connaît donc son potentiel de développement, même si un vent de fronde antiéolien s’est levé à l’approche de la présidentielle de 2022. « Avec la demande croissante en énergie durable, la France est l’un des marchés les plus attractifs pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables, note Hanwha. Cela n’est pas seulement dû au nombre élevé d’heures d’ensoleillement et de vent mais aussi au système d’appel d’offres bien établi et fiable du gouvernement français. »

Il devrait donc connaître, selon le groupe, une « croissance rapide ». Le gouvernement a fixé un objectif ambitieux de neutralité carbone en 2050, notamment en portant la part des renouvelables à 40 % de la production d’électricité d’ici à 2030. Dans les six prochaines années, Paris doit lancer des appels d’offres aux exploitants de centrales pour un total de 34 GW, l’équivalent, en puissance installée, d’une trentaine de réacteurs nucléaires.

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