Economie

L’arrivée de Messi au PSG, un gain possible de plusieurs dizaines de millions d’euros pour le fisc

L’attaquant argentin Lionel Messi, à Paris, le 11 août 2021.

Derrière la surenchère financière et médiatique, une bonne affaire pour les caisses de l’Etat ? La signature par Lionel Messi, mardi 10 août, d’un contrat de deux ans au PSG – avec une année supplémentaire en option – devrait rapporter plusieurs dizaines de millions d’euros au fisc français. Et ce, malgré le statut fiscal très avantageux dit des « impatriés ».

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Bien que les détails de son contrat avec le club aux propriétaires qataris ne soient pas officiellement connus, le footballeur argentin, embauché pour un salaire annuel de plus de 30 millions d’euros hors primes, bénéficiera, selon toute vraisemblance, de ce régime d’exonération fiscale, très prisé des salariés de la City revenus dans l’Hexagone en raison du Brexit, mais aussi de nombreux sportifs internationaux.

Son futur coéquipier, le Brésilien Neymar, en avait déjà bénéficié à son arrivée à Paris, en 2017. « Compte tenu de la fine connaissance qu’ont les clubs de ce régime, il serait surprenant que ce ne soit pas le cas », euphémise une source ministérielle.

Montages financiers souvent complexes

Pour bénéficier du régime des impatriés, il faut n’avoir pas résidé en France depuis cinq ans, et y être domicilié fiscalement. Ses avantages ? Une exonération forfaitaire d’impôt sur le revenu pouvant aller jusqu’à 30 % du salaire net.

L’impôt sur la fortune ayant disparu depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, l’exonération prévue par ce statut se reporte sur son successeur, l’IFI (impôt sur la fortune immobilière). Mais il est peu probable que Messi y soit assujetti, les sportifs n’ayant guère d’intérêt à acquérir des biens dans un pays où ils ne vont passer qu’une courte partie de leur carrière.

En revanche, le régime des impatriés prévoit aussi une réduction de moitié de l’impôt redevable sur les droits à l’image, qui représentent couramment l’équivalent du salaire pour les stars du ballon rond. Une disposition à l’origine de montages financiers souvent complexes, pouvant passer par des sociétés offshore, où la frontière s’avère parfois ténue entre optimisation fiscale et fraude…

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Le fisc français pourrait être d’autant plus regardant sur le sujet que Lionel Messi a déjà eu affaire à la justice à ce propos : en 2016 et 2017, il a été condamné en Espagne avec son père, pour une fraude fiscale portant sur 4,16 millions d’euros d’irrégularités en matière de droits à l’image. Il avait été condamné à une peine de 21 mois de prison (transformée en amende) et d’une amende de 2,1 millions d’euros. Et son nom apparaît de nouveau dans les « Panama Papers » en 2018 et dans les « Football Leaks » en 2019.

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