Economie

avec son plan d’infrastructures, Joe Biden réussit là où Donald Trump avait échoué

Le leader de la minorité républicaine au Sénat Mitch McConnell arrive au Capitole pour voter sur le plan d’infrastructure à Washington, D.C. le 10 août 2021.

Après des semaines de négociations, le Sénat a voté, mardi 10 août, le plan d’infrastructures de 1 000 milliards de dollars (853 milliards d’euros) par 69 voix contre 30. C’est moins que les 2 300 milliards voulus par la Maison Blanche au printemps, mais il s’agit d’un succès politique majeur pour le président démocrate Joe Biden. Le successeur de Donald Trump voulait réconcilier l’Amérique avec elle-même et montrer l’exemple en faisant preuve de compromis : c’est fait, la loi étant le fruit d’un compromis concocté avec cinq sénateurs démocrates et cinq sénateurs républicains.

M. Biden réussit là où Donald Trump avait échoué, incapable de faire voter un plan d’infrastructures conforme à ses promesses de campagne de 2016. Le président a savouré son plaisir à la Maison Blanche, accompagné de sa vice-présidente Kamala Harris, rappelant combien son plan avait été annoncé mort-né à de nombreuses reprises. « Nous avons prouvé que nous pouvons nous retrouver pour faire de grandes choses pour le peuple américain », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« il n’y a pas de ponts républicains et de routes démocrates ». M. Biden a remercié le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell : « Le compromis est dur des deux côtés. C’est important pour que la démocratie fonctionne. Aujourd’hui, on a prouvé que la démocratie fonctionnait. »

Dépenses plus sociales supprimées

Le texte, qui a largement franchi la barre nécessaire des 60 voix et a reçu l’aval de 19 sénateurs républicains, doit être désormais envoyé à la Chambre où les démocrates détiennent la majorité. Il ne sera adopté qu’à l’automne, les démocrates, en particulier son aile gauche, voulant préalablement adopter un plan social de 3 500 milliards de dollars, que les démocrates qualifient d’« infrastructures humaines ».

Sur les infrastructures « physiques », Joe Biden a comparé son plan au creusement du canal Erié au début du XIXe siècle qui relia New York aux grands lacs, au chemin de fer transcontinental pendant la guerre de Sécession, aux autoroutes dans les années 1950 et à la conquête de la Lune. « Nous faisons le plus de progrès lorsque nous investissons dans l’Amérique elle-même. » Dans la matinée, il avait rappelé que « les Etats-Unis se classent au 13rang mondial en matière d’infrastructures – et nous risquons de prendre encore plus de retard si nous n’agissons pas. Nous devons à nouveau investir dans l’avenir de l’Amérique ».

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