Economie

Renault retente sa chance en Chine, en partenariat avec le numéro un chinois Geely

Le modèle électrique K-ZE de Renault, présenté au salon de l’automobile de Shanghai, le 17 avril 2019.

Un an après avoir signé l’échec de son activité thermique en Chine, Renault n’a pas perdu espoir de pénétrer le premier marché automobile mondial. La marque au losange a annoncé lundi 9 août un partenariat avec la marque chinoise Geely pour développer des voitures hybrides, en Chine et en Corée du Sud. Une alliance qui peut bénéficier aux deux constructeurs : Renault pourra disposer de la plate-forme électrique mise au point par Geely et Volvo, tandis que son partenaire pourra s’appuyer sur son implantation en Corée du Sud pour tenter d’exister sur ce marché. Les constructeurs chinois, qui gagnent progressivement des parts de marché dans leur pays, n’ont pas réussi à reproduire ce succès à l’étranger pour l’instant.

« Des modèles hybrides »

« Grâce aux technologies existantes de Geely et à son empreinte industrielle mature, les deux partenaires mettront conjointement au point des modèles hybrides de la marque Renault. Renault contribuera sur la stratégie, le développement des canaux et des services, pour définir une expérience client appropriée », a indiqué le groupe chinois dans un communiqué. Il compte sur le français pour entrer sur le marché coréen, « où Renault Samsung Motors compte deux décennies d’expérience », pour espérer localiser des modèles de sa marque premium Lynk & Co.

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Renault avait annoncé la fin de son activité principale en Chine en avril 2020, quand l’entreprise avait vendu ses parts dans la coentreprise avec Dongfeng, un constructeur d’Etat basé à Wuhan, qui collabore également avec Peugeot et Citroën. Arrivé dans le pays sur le tard, en 2016, au début d’un fort ralentissement du marché, Renault avait pourtant vu gros : son usine de Wuhan était conçue pour fabriquer 150 000 véhicules par an, avec la capacité de doubler sa production.

En 2019, l’ex-Régie n’avait vendu que 18 500 véhicules, contre 50 112 en 2018. Une « grosse déception » pour la directrice générale par intérim de Renault à l’époque, Clotilde Delbos. Mais l’entreprise n’avait pour autant pas tiré un trait sur sa présence dans le pays. Elle gardait deux coentreprises : eGT New Energy Automotive Co., Ltd., montée avec son allié Nissan et Dongfeng en 2017 autour du modèle entrée de gamme K-ZE, et une autre avec JMC, également partenaire de Ford. Enfin, Renault restait aussi présent sur les véhicules utilitaires, grâce à un partenariat avec Brilliance, également en difficulté.

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