Economie

Le Chili souhaite exporter de l’hydrogène vert dans le monde entier

Le président chilien Sebastian Piñera lors de l’inauguration d’une centrale solaire à Antofagasta, dans le désert d’Atacama, le 8 juin 2021.

Le Chili, champion des énergies renouvelables en Amérique latine, mise sur l’hydrogène vert, ce gaz obtenu par électrolyse avec de l’électricité propre, non carbonée. En novembre 2020, le président chilien Sebastian Piñera a dévoilé un ambitieux plan national pour hisser son pays parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de cette énergie, utilisée, entre autres, dans le transport ou la sidérurgie. Le gouvernement prévoit la création d’un fonds doté de 50 millions de dollars (43 millions d’euros) pour soutenir les projets dans cette filière, et a commencé à déployer une « diplomatie de l’hydrogène vert » pour se positionner sur ce marché mondial encore balbutiant.

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Le principal atout du pays réside dans sa capacité de production d’énergie renouvelable, à des prix compétitifs, grâce à ses conditions climatiques exceptionnelles et variées. Sur une étroite bande de terre qui s’étend sur 4 500 km du nord au sud, le pays peut produire toutes les énergies vertes de la planète. Outre le désert d’Atacama, qui bénéficie du rayonnement solaire le plus élevé au monde, le vent souffle fort sur les 4 000 kilomètres de côtes et même au-delà, comme sur les plateaux de la Patagonie chilienne. Les capacités de production d’énergie éolienne et solaire du pays ont été multipliées par dix au cours des sept dernières années grâce notamment aux investissements étrangers.

Renforcer son autonomie

Le fonds américain EIG Global Energy Partners a ainsi investi plus de 800 millions de dollars dans la construction de la première centrale solaire thermodynamique d’Amérique latine. Inaugurée en mars 2019, elle produit de l’électricité en continu pour 250 000 foyers, jour et nuit, grâce à la chaleur solaire qui produit de l’énergie à partir d’une turbine fonctionnant à la vapeur d’eau. Le pays a investi très tôt dans le secteur des énergies renouvelables pour renforcer son autonomie, peu après l’arrêt soudain, en 2007, de l’approvisionnement en gaz depuis l’Argentine.

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Cette politique lui permet aujourd’hui de sortir du charbon plus tôt que prévu. Début juillet, le gouvernement a annoncé la fermeture de quatre centrales à charbon, quinze ans avant la date prévue. « Avec les énergies propres, l’électricité n’est plus produite et consommée au même endroit, comme cela pouvait être le cas avec les centrales à charbon, il faut donc bâtir un vaste réseau de distribution et de transmission », note Dario Morales, directeur des études à l’association Acera qui regroupe les acteurs des énergies renouvelables au Chili.

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