Economie

La rémunération des grands patrons repart à la hausse

Vue générale du quartier d’affaires de La Défense, près de Paris,  le 12 juillet 2021.

L’effort aura été de courte durée. Les patrons des grandes entreprises françaises, dont beaucoup avaient consenti des baisses de leur salaire fixe ou de leur intéressement en 2020 par solidarité en temps de crise sanitaire, devraient voir leur rémunération repartir fortement à la hausse en 2021.

Selon le décompte effectué par L’Hebdo des AG, expert des meilleures pratiques en matière de gouvernance, les PDG et autres directeurs généraux du CAC 40 pourraient se voir allouer 5,3 millions d’euros en moyenne : c’est 1,5 million de plus que les 3,8 millions attribués en 2020 et 500 000 euros de plus que les 4,8 millions de 2019. De leur côté, les hauts dirigeants du Next 80 (c’est-à-dire les 80 entreprises du SBF 120 qui ne figurent pas dans le CAC 40) profitent d’une augmentation encore plus nette : ils se sont vu attribuer par leur conseil d’administration une enveloppe de 3,2 millions d’euros, à comparer à 1,9 million en 2020 et 2,2 millions en 2019.

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Ces rémunérations évoquées pour 2021 correspondent aux enveloppes « cibles » votées par l’assemblée générale des actionnaires, entre avril et juin, comprenant en général trois éléments : un salaire fixe, une rémunération variable ainsi qu’un dispositif d’intéressement à long terme. « En théorie, les dirigeants d’entreprise ne sont pas sûrs de toucher cette cible. Mais dans les faits, ce qui est versé in fine s’avère très proche », souligne Bénédicte Hautefort, éditrice de L’Hebdo des AG. « Les packages adoptés lors des récentes assemblées générales traduisent la confiance revenue des entreprises dans leur plan stratégique », ajoute Jean de Calbiac, associé du cabinet Avanty Avocats.

Nouvelles références pour mesurer la performance

Le sujet est scruté non seulement par l’opinion publique, les syndicats et les responsables politiques mais aussi par les actionnaires. « Les résolutions sur les rémunérations des dirigeants exécutifs ou des administrateurs sont les plus contestées en assemblées générales. Bien plus que l’affectation du résultat ou le dividende », prévient Augustin Vincent, responsable de la recherche ESG (Environnement, social, gouvernance) chez Mandarine Gestion. Lors de l’AG du 22 avril, le « package » pour 2020 de Daniel Julien, le PDG de Teleperformance, numéro un mondial des centres d’appels, a suscité une forte opposition (près de 40 %).

Pour la communauté financière, le Graal a longtemps été l’alignement des intérêts entre patrons et actionnaires

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