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plus puissant, plus confortable et encore plus connecté

Cette année, Cowboy a décidé de reprendre les choses en main. La marque belge ne s’est pas contenté de quelques améliorations logicielles, mais a davantage planché sur une nouvelle version de son vélo connecté. Et la surprise, c’est qu’il n’y a pas une mais bien deux versions du Cowboy 4. La différence essentielle entre les deux concerne le design. La première reprend l’esthétique connue et appréciée des précédentes moutures de Cowboy. Quant à la seconde, dite ST, elle opte pour un cadre ouvert qui change véritablement la donne, notamment en ville. C’est cette version « Step through » que nous avons choisi de tester, mais gardez en tête que la plupart des observations que nous ferons à son sujet s’appliquent également au Cowboy 4 classique. 

Un nouveau design, enfin !

Le choix d’un cadre ouvert a une conséquence logique : Cowboy a du penser un design spécifique pour cette version. Bien évidemment, la filiation avec la version au cadre fermée saute aux yeux, surtout dans le coloris noir traditionnel de notre version de test. 

Le C4 ST reprend également la modification esthétique principale de la version 2021 du vélo, c’est-à-dire le support Quadlock intégré au cintre. En effet, la marque belge a noué un partenariat avec l’accessoiriste pour équiper ses VAE d’un support pour smartphone. Celui-ci est incorporé dans le guidon et donne l’impression d’un mariage naturel entre le vélo et le téléphone. Bien évidemment, cela suppose que l’utilisateur devra s’équiper d’un étui compatible et qu’il ne pourra pas opter pour une solution alternative sans dénaturer l’esthétique du vélo. Néanmoins, le choix de Quadlock est pertinent tant la qualité de ce support est reconnue. 

Surtout, Cowboy a pu développer une fonctionnalité propre à son cockpit. En effet, le support Quadlock du vélo dispose de la charge inversée, autrement dit il est possible de recharger son smartphone avec la batterie du vélo. 

Taillé pour la ville 

Pour Cowboy, l’objectif est simple avec cette version ST. Il s’agit de toucher une nouvelle clientèle qui n’était pas adepte du format plus sportif du cadre classique. En effet, la sensation de conduite à bord du Cowboy au cadre fermé est très marquée. Tête baissée, épaules avancées, la géométrie du vélo pousse à une conduite plutôt engagée qui ne convient pas à tout le monde. Le cadre ouvert n’est donc pas uniquement une option pour les utilisateurs plus petits en taille (la marque belge estime qu’il convient aux cyclistes entre 1,55 m et 1,90 m). Il n’est pas non plus forcément destiné à un public féminin, puisque, rappelons-le, contrairement à une idée reçue, les vélos à cadre ouvert ne sont pas réservés à la gent féminine. En revanche, ce qui est certain, c’est que la position de conduite qu’il induit offre non seulement plus de confort, mais également plus de visibilité, deux atouts essentiels pour les trajets urbains.

En effet, c’est seulement une fois enfourchée que la version ST livre toute sa singularité. Pour un cycliste habitué au Cowboy à cadre fermé, c’est un choc d’une grande intensité tant les sensations au guidon de la version ST sont différentes de ce à quoi Cowboy nous avait habitués. 

La position de conduite est redressée, la tête relevée et par conséquent l’attitude de l’utilisateur plus relâchée. Le propriétaire du Cowboy 4 ST y gagne non seulement en visibilité et donc en sécurité, mais aussi en confort. Malgré cette approche plus « sage » le VAE belge n’en perd pas ses qualités de conduite principales, à savoir une grande maniabilité offerte par son format assez compact et une certaine explosivité, conséquence des réglages de l’assistance électrique. 

En effet, sur la partie motorisation, Cowboy a apporté deux modifications de taille. La première concerne le couple, qui passe de 30 Nm à 45 Nm et corrige ainsi l’une des relatives faiblesses des versions précédentes. La marque belge reste encore loin des valeurs atteintes par les moteurs de VTT, mais pour un usage exclusivement urbain, cette puissance est amplement suffisante. Cowboy a également apporté quelques modifications dans le comportement de l’assistance électrique. Celle-ci est toujours délivrée en fonction des données récoltées par le capteur de couple, que ce soit la fréquence de pédalage, la vitesse de croisière ou le dénivelé. Mais comme la majorité des fabricants de cycles, la marque belge tente de donner à son assistance le comportement le plus neutre possible pour tendre vers une sensation plus naturelle. Sur ce point, Cowboy n’est pas vraiment au niveau de Bosch ou de Shimano, mais les progrès effectués sont notables. C’est notamment le cas sur les phases de démarrage où on peut encore sentir son vélo « décoller » quelque peu. L’autre aspect sur lequel le vélo pourrait progresser, c’est lorsqu’il est en roue libre. Sur ces phases, le moteur est encore présent avec une faible résistance qui empêche de grappiller quelques km/h.

Un copier/coller sur la partie technique

Bien qu’il dispose d’un design spécifique, le Cowboy 4 ST affiche la même fiche technique que son équivalent au cadre fermé. Mis à part une légère différence de poids (19,2 kg contre 18,9 kg), en défaveur de la version au cadre ouvert, l’équipement est strictement identique et dans la lignée de ce que propose Cowboy depuis sa première version. Les habitués de la marque ne seront donc pas surpris de retrouver la fameuse courroie Gates, les freins à disque hydrauliques ou encore les feux avant et arrière intégrés au cadre. 

En revanche, aussi orienté ville soit-il, le Cowboy 4 ST souffre d’un mal récurrent chez la marque belge : le manque d’accessoires. Entendons-nous, le fabricant a fait un effort cette année en intégrant les garde-boues de série. Mais quid de la béquille ou encore du porte-bagages ? Ces deux éléments pourtant essentiels à tout vélo urbain sont vendus en option au prix de 99 euros, tout de même. Ce parti-pris pouvait encore s’entendre il y a quatre ans au lancement du vélo, lorsque celui-ci coûtait moins de 2 000 euros. En revanche, l’absence d’une béquille est nettement plus difficile à justifier sur un VAE à 2490 euros.

L’application poursuit son évolution

Cowboy a toujours accordé une large place à son application. D’ailleurs, celle-ci est toujours indispensable pour se connecter au vélo et pour le déverrouiller. Mais à l’inverse de nombreux fabricants de cycles qui proposent une application sans réelle utilité, la marque belge met le smartphone au cœur de la pratique du vélo. C’est véritablement l’an dernier que Cowboy a ajouté de nouvelles fonctionnalités à son application, parmi lesquelles la suggestion d’itinéraire en fonction de la qualité de l’air ou encore la détection de chutes. 

Cette année, la partie applicative n’a pas été délaissée, bien au contraire, mais les véritables améliorations sont à chercher du côté du vélo. Néanmoins, l’application Cowboy dispose désormais d’un volet social qui permet de se rapprocher des autres utilisateurs de vélos de la marque, de comparer ses performances, voire d’organiser des sorties communes en VAE.

De notre côté nous avons surtout apprécié la refonte de la section consacrée aux statistiques, qui permet de retrouver plus simplement ses dernières virées et les informations qui les concernent (kilomètres parcourus, vitesse moyenne, durée du trajet, etc.). Les fous de stats lui préféreront toujours une application spécialisée telle que Strava, mais pour un aperçu global de ses performances à vélo, la solution de Cowboy fera largement l’affaire. 


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