Economie

Malgré la reprise des exportations, le déficit commercial se creuse

La reprise économique mondiale, qui s’accompagne d’une hausse des échanges internationaux, n’aura pas suffi à faire de miracle. Le déficit commercial de la France s’est encore dégradé légèrement au premier semestre 2021, selon les données publiées vendredi 6 août par la direction générale des douanes. Il a atteint 34,8 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre 32,6 milliards sur le second semestre 2020.

Avec 240,2 milliards de marchandises vendues sur les marchés étrangers (+ 18,4 % par rapport au premier semestre 2020), les exportations sont reparties à la hausse et rattrapent dans certains secteurs leur niveau d’avant-crise. Mais les importations, tirées par le dynamisme de la consommation en France et les besoins de l’industrie, se portent tout aussi bien. Elles ont atteint 275 milliards d’euros, en hausse de 16,9 %. D’autant que l’augmentation des prix de l’énergie a renchéri la facture finale.

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Alors que la consommation et l’investissement des entreprises sont repartis à la hausse au premier semestre, les échanges extérieurs seraient donc la seule composante du produit intérieur brut à peser négativement, de l’ordre de 0,2 point, sur la croissance en 2021, selon les projections de l’Insee. Ce résultat, sans grande surprise, survient après une année 2020 désastreuse. La crise liée au Covid-19 a fait plonger les exportations françaises : avions et matériels de transport, d’ordinaire en tête de gondole de nos ventes, sont restés dans les usines.

Masques et blouses

Aujourd’hui encore, les exportations aéronautiques, qui représentent environ un dixième des exports, sont à la moitié de leur niveau d’avant-crise. La chute de l’activité dans le pays a bien sûr fait baisser mécaniquement les importations, mais dans une moindre proportion. Les achats massifs de masques, blouses et autres matériels ont pesé dans la balance. Fin 2020, le déficit commercial avait atteint 65,2 milliards d’euros sur l’année, un record depuis 2012.

Le deuxième semestre 2021 et la reprise économique, qui devrait permettre d’atteindre quelque 6 % de croissance, pourront-ils renverser la vapeur ? Dans un contexte de reprise de la consommation, de hausse des prix des matières premières et de l’énergie, il n’y a guère de chances que les importations fléchissent. Le contraire serait d’ailleurs inquiétant, signalant une chute de la consommation des ménages. Mais les exportations devraient, elles aussi, continuer à progresser.

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