Economie

nouvelle levée de fonds de 400 millions de dollars pour la licorne Dataiku

Florian Douetteau, fondateur et directeur général de la start-up Dataiku, à Paris le 15 mai 2019.

Le monde des start-up a cela en commun avec les Jeux olympiques que, au moment de décrocher une médaille, ce n’est pas toujours sous le maillot du pays qui les a vus naître que les champions décrochent leur breloque. Dataiku en est l’exemple. Si la start-up spécialisée dans le traitement des données n’avait pas déplacé son siège social à New York en 2016, trois ans après sa création, on aurait pu dire sans hésitation qu’elle devait signer, jeudi 5 août, la deuxième plus grosse levée de fonds de l’année pour une jeune pousse française : 400 millions de dollars (337 millions d’euros), derrière Contentsquare (500 millions de dollars au mois de mai).

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On s’autorisera cependant cette facilité, tant les attaches de l’entreprise avec l’Hexagone restent fortes. Elle y conserve, à Paris, son principal bureau (300 employés sur les 750 que compte la société), et y concentre 99 % de ses ressources en recherche et développement. Cette année, elle a planifié 250 embauches en France.

« Aller chercher les meilleures équipes, qu’il n’y a potentiellement nulle part ailleurs », c’est l’objectif de cette nouvelle levée de fonds, explique le fondateur et directeur général de Dataiku, Florian Douetteau. Avec l’ambition affichée de « créer un des géants du logiciel de demain », qui permettra que « les données délivrent enfin leur promesse de création de valeur » en aidant à prendre des décisions plus avisées, précise le dirigeant.

Les investisseurs séduits

Car, si les données sont considérées comme l’or noir du XXIe siècle, encore faut-il savoir l’extraire. Alors que ce savoir est aujourd’hui réservé à une poignée d’experts, Dataiku fait le pari, à travers sa solution, de démocratiser cette compétence. « Au lieu que ce soit quelques personnes [les data scientists] qui effectuent la plupart des activités à valeur ajoutée autour de la donnée, notre proposition est de permettre quasiment à tout un chacun de le faire, ce qui change la façon de travailler », expose Florian Douetteau.

La proposition semble convaincre. Depuis sa dernière levée de fonds en août 2020 – 100 millions de dollars –, le nombre de ses clients est passé de 300 à 450, avec une grande diversité des secteurs représentés (automobile, agroalimentaire, santé…) et des tailles d’entreprise – même si ce sont les grands groupes internationaux qui « accélèrent de la manière la plus significative » sur le sujet.

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