Economie

Les sociétés du CAC 40 dépassent leurs sommets de 2019

Une exposition itinérante de Louis Vuitton, « SEE LV », lors de son inauguration à Wuhan en Chine, le 30 octobre 2020.

S’il fallait un exemple de la reprise économique malgré la persistance de la crise sanitaire, il suffirait de jeter un œil sur les résultats semestriels des entreprises du CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris. De début janvier à fin juin, banques et assurances, constructeurs automobiles et aéronautiques, producteurs d’énergie et équipementiers, sociétés de services, laboratoires pharmaceutiques et géants du luxe ont renoué avec de gros profits. Sur toute l’année 2020, ils étaient tombés à 37 milliards d’euros (− 54 %), accusant même 1,5 milliard de pertes au premier semestre ; avec quelque 50 milliards de profits pour la première moitié de 2021, ils font mieux en six mois seulement.

Les économistes et les analystes financiers prévoyaient de solides résultats pour les multinationales, dont la santé dépend largement de celle de l’économie globale. Leur croissance a été supérieure à celle du produit intérieur brut mondial, confirmant une tendance pré-Covid-19. En outre, les grandes entreprises avaient fait preuve de résilience au plus fort de la pandémie, leur activité redémarrant dès le second semestre avec une accélération en fin d’année.

De nombreux observateurs ont néanmoins été surpris par des profits parfois historiques ou la rapidité du retour à meilleure fortune. C’est le cas de Veolia, en passe de racheter son rival historique Suez, qui a revu ses perspectives 2021 à la hausse. Du géant des équipements électriques et des automatismes industriels Schneider Electric, qui double son résultat (1,6 milliard). Ou de Saint-Gobain, dont le nouveau directeur général, Benoît Bazin, hérite d’une situation inédite depuis longtemps pour le numéro un des matériaux de construction.

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Industrie. Certaines entreprises reviennent de loin, comme Airbus. Il y a un an, l’avionneur européen avait perdu 1,23 milliard au deuxième trimestre, après l’arrêt de ses usines de production lié au confinement général de mars à juin. Il a gagné 2 milliards pour un chiffre d’affaires de 14,2 milliards (+ 70 %) et annoncé qu’il livrerait plus d’avions que prévu (600) cette année, portant le résultat opérationnel de 4 milliards et le flux de trésorerie disponible à 2 milliards.

Dans l’automobile, confrontée au double choc du Covid-19 et de la transition accélérée vers l’électrique, Renault a annoncé un bénéfice de 368 millions et une marge opérationnelle de 654 millions (2,8 % du chiffre d’affaires), après une année 2020 désastreuse. Son directeur général, Luca De Meo, veut croire que sa « Renaulution » est en marche. Les résultats sont bien plus brillants pour Stellantis, né en janvier du mariage de PSA avec Fiat Chrysler. Il a dégagé 5,9 milliards et vise un taux de marge de 10 %, supérieur à celui de ses grands concurrents allemands ou japonais (hors constructeurs premium comme BMW), confirmant les choix de Carlos Tavares en matière de prix et de positionnement de gamme.

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