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Google annonce quatre nouvelles caméras et sonnettes connectées Nest, plus intelligentes, plus sûres

En 2015, Google se lançait à l’assaut du marché des caméras de sécurité, en se limitant à nos intérieurs. Un an plus tard, il s’installait autour de la maison, avec des caméras d’extérieur, et détectait éventuellement les intrus. En 2017, il se mettait au HDR et se dotait de fonctions d’intelligence artificielle encore plus avancées. En 2018, c’était au tour des sonnettes de devenir connectées, avec la Nest Hello.

Depuis calme plat, à l’exception de la mise en place d’un abonnement, Nest Aware, en 2020, qui apporte un lot de services complémentaires (dont du stockage en ligne) aux différents appareils Nest.

Une gamme renouvelée

Aujourd’hui, comme le voulaient des rumeurs en tout début d’année, Google revient à la charge avec quatre nouveaux produits :

  • la Nest Doorbell. Une sonnette connectée et équipée d’une caméra, qui sera commercialisée à partir du 24 août prochain, pour 199,99 euros. Elle ne fonctionne que sur batterie. Cette dernière n’est pas amovible. La Nest Doorbell peut, par ailleurs, être connectée à un carillon déjà présent dans votre domicile. Elle est IP54, et ne devrait donc pas trop souffrir de la pluie si elle y est exposée.
  • la Nest Cam. Une caméra destinée à être installée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur (IP54). Elle peut être alimentée aussi bien par sa batterie que par un branchement au secteur. Elle est posée sur un support magnétique, pour faciliter son installation et ses réglages. Elle sera vendue, elle aussi, à 199,99 euros, le 24 août prochain.
    Pour l’intérieur, le câble et l’adaptateur coûtent 34,99 euros, pour l’extérieur, des câbles résistants aux intempéries sont également vendus, en deux longueurs : 5 m, pour 34,99 euros ou 10 m pour 39,99 euros.
    La Nest Doorbell et la Nest Cam peuvent être précommandées dès maintenant.
     
  • La Nest Cam avec Floodlight. Une caméra d’extérieur, épaulée par deux projecteurs montés sur des petits bras articulés, fixés sur la même structure. L’éclairage se déclenche automatiquement pour illuminer les intrus ou vos retours nocturnes. Elle sera vendue à 299,99 euros, plus tard cette année. Elle fonctionne seulement en étant branchée au secteur.
     
  • La Nest Cam… encore. Cette fois-ci, il s’agit d’un modèle d’intérieur, filaire, donc sans batterie. Elle sera vendue à 99,99 euros, à une date encore à définir.

Ces quatre appareils sont compatibles avec la technologie HDR, filment en HD (1080p), et bénéficient de la vision nocturne.
Évidemment, ils s’intègrent aussi parfaitement dans l’écosystème Google/Nest déjà existant. Ils se connecteront donc tous à votre routeur Wi-Fi Google (ou d’un autre fabricant, bien entendu), mais il sera aussi possible de voir qui sonne à votre porte sur l’écran de votre Nest Hub, ou de votre smartphone, via l’application Google Home. De même, le carillon de la sonnette pourra retentir sur tous les Nest Audio ou Mini de votre domicile. C’est ce que le géant américain appelle la « whole home awareness », être au courant de tout ce qui se passe chez vous, tout le temps, partout.

A découvrir aussi en vidéo :

Plus d’intelligence, dans la détection et les notifications

Pour éviter que l’utilisateur soit submergé par un flot d’informations peu ou pas du tout pertinentes, Google a affiné les algorithmes qui analysent les flux vidéo générés par ses produits.

Pour cela le géant de Mountain View a travaillé avec Unity, concepteur d’un moteur graphique 3D, afin de simuler des environnements et entraîner plus facilement les modèles d’apprentissage machine qui sont ensuite intégrés dans les caméras Nest.

Ce sont environ 40 millions d’images réelles et 25 millions d’images « virtuelles » qui ont ainsi été soumises aux algorithmes de reconnaissance d’objets et de personnes/animaux – 2,5 millions de chats virtuels ont ainsi pu se lover sur des canapés virtuels, eux aussi, pendant l’entraînement de ces programmes. Quoi qu’il en soit, ces modèles sont également capables d’établir si un véhicule est à l’arrêt ou roule, s’il est proche ou loin, petit ou grand, etc.

Les calculs et le traitement des flux vidéo sont réalisés en local. C’est une puce TPU de Google qui est à la manœuvre. Le géant californien indique que, grâce à cette puce, le modèle s’exécute jusqu’à 7,5 fois par seconde. Sachant que la caméra gère deux fois plus de pixels à une vitesse de rafraîchissement multipliée, elle aussi, par deux.

Quoi qu’il en soit, cette puissance est au service de votre sécurité et de votre quiétude. Les alertes « intelligentes » ne se déclencheront pas inutilement. Ainsi, si une branche bouge dans le champ de vision d’un de ses produits, la caméra ne déclenchera pas de notification sur vos appareils. En revanche, si une personne, un animal ou un véhicule pénètre dans le cadre surveillé – et oui, il est possible de définir des zones de surveillance -, vous serez immédiatement alerté. À noter que la Nest Doorbell est également capable de vous alerter si un colis est déposé sur le pas de votre porte.

Ces notifications seront évidemment à consulter sur l’application Google Home. La partie concernant ces nouvelles caméras a été repensée et les flux vidéo peuvent être consultés par produits, sous forme d’une curation qui affiche les évènements les plus importants ou sous forme d’un historique.

De l’intelligence sans surcoût

La bonne nouvelle est que cette « intelligence » n’est plus, désormais, soumise à l’offre par abonnement. La formule gratuite, disponible dès que la caméra ou la sonnette est installée, donne droit aux quatre types d’alertes principales (personnes, animaux, véhicules, colis), à trois heures d’enregistrement d’évènements en vidéo. Un évènement étant aussi bien le passage de votre chat dans le champ d’une caméra lors de son trajet entre son fauteuil dans le salon et sa gamelle de croquettes, que la livraison d’un colis à votre porte.

De même, vous pourrez également profiter des zones d’activité dans la version gratuite, ce qui était payant avec les versions précédentes.

Google propose deux formules d’abonnement. Une première, Nest Aware, à cinq euros par mois (ou 50 euros pour un an). Elle donne droit à trente jours d’historique d’évènements, sans limite de durée de ces évènements.

Une seconde, Nest Aware Plus, à 10 euros par mois ou 100 euros par an. Elle donne la possibilité d’enregistrer 60 jours d’évènements ou dix jours en continu, 24h/24, 7j/7. Précisons qu’il faudra que votre caméra soit branchée en filaire pour l’enregistrement continu (VCR). La Nest Doorbell ne fonctionnant que sur batterie, elle ne peut pas filmer en continu, et ne s’active que quand ses capteurs détectent un évènement censé l’activer (personne, animal, voiture, etc.).

Ce point est d’importance, car l’autonomie des appareils de surveillance est essentielle, pour qu’ils puissent jouer leur rôle. Google se montre prudent dans ses estimations de l’autonomie de ses appareils. Il a établi plusieurs scénarios, qui varient en fonction de l’intensité avec laquelle ses caméras et sonnettes sont sollicitées.

La Nest Doorbell devrait ainsi tenir deux mois et demi sans avoir besoin d’être rechargée, si elle est sollicitée entre 13 et 16 fois par jour. La Nest Cam est donnée pour avoir une autonomie 1de trois mois, si elle s’active et filme 9 à 12 fois par jour.

Il est intéressant de noter également qu’en cas de panne d’électricité, et donc de votre réseau Wi-Fi, ces appareils sont apparemment capables de conserver l’équivalent d’une semaine d’évènements en local. Une fois connectés de nouveau à Internet, ils pousseront leurs enregistrements dans le cloud.


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