Technologie

Londres envisage de bloquer le rachat d’Arm par Nvidia


Selon Bloomberg, le gouvernement britannique invoquerait des craintes sur la sécurité nationale.

Le gouvernement britannique envisage de bloquer le rachat à 40 milliards de dollars du spécialiste britannique des microprocesseurs Arm par l’américain Nvidia, en raison de craintes sur la sécurité nationale, révèle Bloomberg.

Le gouvernement avait demandé en avril à l’autorité britannique de la concurrence, la CMA, d’ouvrir une enquête sur cette opération afin d’en évaluer les risques.

Les premières conclusions, rendues fin juillet, évoquent des inquiétudes pour la sécurité nationale au Royaume-Uni, ce qui pousse le gouvernement à envisager un rejet de l’opération, selon une source au courant des discussions, citée par Bloomberg mardi soir.

Londres va probablement mener une enquête approfondie avant qu’une décision soit prise, indique une autre source à l’agence financière.

Nvidia optimiste

Une source proche du ministre du Numérique Oliver Dowden a indiqué à l’AFP que ce dernier, en charge de l’affaire, a reçu le rapport de la CMA le 20 juillet et doit maintenant rendre sa décision sur la prochaine phase “en temps voulu”.

Il n’y pas de date limite mais une décision sera prise dans un temps raisonnable pour “réduire l’incertitude” sur ce dossier.

Nvidia a quant à lui dit “continuer à travailler sur le processus réglementaire avec le gouvernement britannique”, selon un porte-parole.

“Nous sommes impatients d’entendre leurs questions et nous pensons résoudre tout problème qui pourrait se poser”, a-t-il complété dans une déclaration reçue par l’AFP.

Les semi-conducteurs font partie intégrante de nombreuses infrastructures stratégiques au Royaume-Uni notamment dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale.

L’opération avait été annoncée en septembre 2020 par le japonais SoftBank, maison mère d’Arm, qui s’était mise d’accord avec l’américain Nvidia, champion des cartes graphiques.

Rôle vital

Cette méga-acquisition devrait être finalisée d’ici mars 2022, sous réserve de l’approbation de nombreuses autorités réglementaires dans le monde entier, et notamment britannique.

Le gouvernement britannique a déjà prévenu avoir conscience du “rôle vital d’Arm dans le secteur de la technologie” et l’économie au Royaume-Uni.

Il avait dit veiller notamment à l’avenir du siège social de Cambridge, alors qu’Arm compte 3.000 salariés au Royaume-Uni sur 6.500 dans le monde.

Fondé en 1990 en Angleterre, Arm est un spécialiste des microprocesseurs avec une part de marché mondiale écrasante dans les smartphones (95%). Ses puces, fabriquées sous licence, se retrouvent aussi dans d’innombrables capteurs, objets connectés et services de cloud (informatique à distance).


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