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Florian Barbarot (Chefs), atteint d’une maladie rare : “Je vis avec, j’ai toujours des traitements”


Après avoir été révélé dans la dixième saison de Top Chef en 2019, Florian Barbarot fait son grand retour à la télévision française. En effet, il est au casting de la nouvelle émission de TMC baptisée Chefs, en cuisine et en famille. Il y partage sa passion pour la cuisine, son quotidien d’entrepreneur au grand coeur mais aussi un peu de sa vie personnelle, avec ses proches et notamment sa sublime compagne. Pour Purepeople.com, l’ex-candidat d’Hélène Darroze sur M6, se livre sur cette expérience et évoque également sa maladie, lui qui est atteint du syndrome de Wiskott-Aldrich.

Pourquoi avoir accepté de participer à Chefs, en cuisine et en famille ?

C’était une continuité, une logique après avoir fait Top Chef en France. Je trouvais ça cool de revenir en télé ici. C’est aussi une émission qui a de belles valeurs, qui met en avant le métier de cuisinier et qui montre les difficultés tout comme les beaux côtés, le bonheur que l’on peut avoir de faire ce métier.

Comment ont réagi vos proches à l’annonce de votre participation ?

Quand je leur ai dit que j’allais refaire une émission, ils ont dit : “C’est trop cool !” Et quand je leur ai dit qu’ils allaient peut-être être filmés, ils m’ont dit : “Ah, mince !” (rires) Après, ils sont hyper contents, ils savent ce que ça peut m’apporter, ils me soutiennent et sont prêts à jouer le jeu. C’est du bonheur et de la fierté pour eux.

Dans Chefs, en cuisine et en famille, vous dévoiler votre intimité. Certains chefs sont fermés à cette idée, pas vous. Pourquoi ?

Aujourd’hui, je suis assez actif sur les réseaux sociaux donc je partage déjà un peu de ma vie privée avec les gens qui me suivent. Ce n’est pas quelque chose qui me dérange. J’aime avoir mon intimité, mais aussi être transparent et montrer aux gens que le métier de chef peut être vachement moderne. On peut être sur les réseaux, partager sa vie tout en proposant un travail de qualité.

C’est quoi une journée type pour vous en cuisine et à la maison ?

Déjà, je me lève et je prends mon petit déjeuner, j’ai un régime alimentaire strict. Je fais très attention à ce que je mange. C’est important pour la santé de manger sainement, et aussi de faire du sport. Ensuite, en fonction des journées j’ai des consulting, des rendez-vous de chef privé. Il y a des journées que je peux passer avec ma compagne, ou alors aller voir ma famille… J’ai un peu une vie de troubadour en ce moment. Il n’y a pas vraiment de journée type finalement.

D’où vient cette passion pour la cuisine ?

Je n’ai pas la belle histoire du chef qui veut cuisiner depuis tout petit, qui se faisait des omelettes à deux ans et demi. J’ai eu un parcours différent : j’étais à fond dans le sport, je voulais faire du football mon métier. Puis je me suis rendu compte à l’âge de 14 ans, après un problème au genou, que ça allait être compliqué. J’avais un très bon niveau mais je n’aurais jamais été pro. Donc il fallait que je trouve quelque chose qui ressemble au sport, avec la même adrénaline, le même esprit d’équipe et la même mentalité. Ma grand-mère et ma mère cuisinent très très bien, et depuis petit je sentais et goûtais tout sans pour autant cuisiner. J’ai essayé, et ça a été une révélation à l’âge de 15 ans lors de mon premier stage, puis c’est devenu une passion.

Vous avez retardé l’ouverture de votre restaurant, initialement prévue pour novembre 2020. Pourquoi ?

Je devais ouvrir mon restaurant entre septembre et novembre 2020. Et avec la Covid, je me suis demandé que faire. J’ai reculé le projet d’un an et je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie parce qu’il y a eu sept mois de fermeture. Et aujourd’hui, tout se met en place. D’ici fin 2021, début 2022 mon restaurant devrait voir le jour sans trop de souci.

Comment vivez-vous cette situation particulière de Covid-19 ?

Honnêtement, j’ai été beaucoup beaucoup beaucoup sollicité comme chef privé. Les restaurants étaient fermés, alors la solution pour beaucoup a été de faire venir le restaurant à la maison. Ça m’a permis de recréer un lien, ça m’a fait du bien. Ce n’était pas du travail mais plus un plaisir, et un soulagement pour tout le monde. C’est un peu à l’image de mon parcours, dans chaque difficulté j’essaye d’en sortir du positif. Le confinement, c’était pareil.

Les téléspectateurs vous ont déjà vu dans Top Chef. Qu’est-ce qui va changer dans Chefs, en cuisine et en famille ?

Déjà, il n’y a plus le “Top” devant (rires) ! Top Chef, c’est une émission qui m’a mis dans la lumière et qui a montré le cuisinier que je suis. Je suis sortie de l’anonymat et maintenant dans Chefs, on montre le cuisinier que je continue à être mais aussi l’homme d’affaires que je suis en train de devenir. Je suis désormais plus entrepreneur qu’un simple chef cuisinier. Les téléspectateurs vont aussi un peu plus me découvrir, à travers mes engagements, mes passions. C’est hyper valorisant.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis Top Chef ?

Avant j’étais “le cuisinier de” et aujourd’hui j’ai développé mon image de marque. J’ai grandi. Professionnellement j’entreprends pas mal de choses. Et puis, j’ai une copine !

Avez-vous gardé contact avec votre ancienne cheffe de brigade Hélène Darroze ?

On s’écrit de temps en temps. Pas toutes les deux semaines, mais on reste en contact, tout comme je le suis également avec Philippe Etchebest et Michel Sarran. C’est hyper cool d’avoir encore des contacts avec nos chefs.

Vous aviez confié à l’époque être atteint du syndrome de Wiskott-Aldrich, une maladie immunitaire dont ne guérit pas. Comment le vivez-vous ?

Cette maladie m’a grandement handicapé jusqu’à mes 9 ans. J’ai été opéré, j’ai subi une ablation de la rate. C’était très très compliqué, je n’ai pas eu une enfance normale. C’est ce qui a fait la personne que je suis devenue aujourd’hui. On ne guérit pas de cette maladie, mais j’ai la chance d’aller beaucoup mieux et de vivre normalement. Je vis avec la maladie, j’ai toujours des traitements. Mais on peut dire que je suis un privilégié parmi les malades. Parfois j’aime bien me dire que si ma maladie n’était pas là elle me manquerait, parce qu’elle fait partie de moi (rires).

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