Economie

Le chinois Xiaomi bouscule la hiérarchie des fabricants de smartphones

L’annonce a fait grand bruit. Le 15 juillet, l’institut Canalys plaçait pour la première fois le fabricant de smartphones Xiaomi sur la deuxième marche des constructeurs mondiaux de terminaux. Selon son enquête, le groupe de Pékin, avec 17 % de part de marché au deuxième trimestre, aurait désormais dépassé en volume Apple (14 %), mais reste devancé par Samsung (19 %). Néanmoins, avec une croissance affichée de 83 %, celui qui, il y a un an, n’était encore qu’un outsider a aujourd’hui l’ambition de détrôner le coréen.

Pour Ben Stanton, directeur de la recherche chez Canalys, cette percée de la marque chinoise s’explique d’abord parce que le groupe « a développé rapidement ses activités à l’étranger », voyant ses livraisons croître de 300 % en Amérique latine, de 150 % en Afrique et de 50 % en Europe occidentale.

Pour l’instant, les autres analystes de référence du secteur (IDC, Gartner, Counterpoint) le placent plutôt sur la troisième marche du podium, mais tous s’accordent à dire qu’il est l’acteur qui connaît la plus forte croissance en ce moment.

« Aller vers plus de premium »

Retirée en mai de la liste noire des entreprises chinoises établie par les Etats-Unis pour des questions de sécurité nationale, Xiaomi – ainsi que ses compatriotes Oppo et Vivo, qui complètent le top 5 mondial – a profité des mésaventures de Huawei, un temps numéro un, qui, toujours handicapé par les sanctions américaines, a vu ses ventes mondiales s’effondrer. Les trois sociétés profitent en outre d’un marché redynamisé par l’arrivée de la 5G – nouvelle technologie mobile –, qui favorise le renouvellement des équipements des particuliers.

Pour autant, Xiaomi ne joue pas encore vraiment dans la cour des grands. Comme le note le cabinet IDC, « sur le bas et le milieu de gamme, ce sont ces marques chinoises qui tirent le plus profit du déclin de Huawei, tandis que la clientèle pour le haut de gamme se redirige vers Samsung et Apple ». A en croire Canalys, le prix de vente moyen des smartphones est 40 % inférieur à celui de Samsung et 75 % inférieur à celui d’Apple.

Lire aussi Joe Biden allonge la liste noire des entreprises chinoises interdites d’investissements américains, Pékin réplique

« Notre ambition est d’aller vers plus de premium mais on y va pas à pas », convient Guillaume Chaigneau, qui dirige les activités de la marque en France. Un marché qui représente bien la bascule que tente d’opérer Xiaomi. Cette année, elle a mis sur le marché deux appareils haut de gamme : le MI 11 (700 euros), et le MI 11 Ultra (1 200 euros). « Mais notre terrain de jeu, c’est en dessous de 400 euros, et nos best-sellers sont entre 200 et 300 euros », convient le responsable.

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