Economie

Les ventes de produits de luxe s’emballent hors de l’Europe

Une cliente regarde des sacs à main chez Burberry sur la Ve Avenue à New York, aux États-Unis, le 24 mai 2021.

La mécanique est repartie de plus belle. En dépit de la crise que traverse toujours le tourisme, le secteur du luxe a recouvré la santé. Lundi 26 et mardi 27 juillet, LVMH et Kering ont annoncé des résultats en forte hausse pour le premier semestre 2021. Le groupe de Bernard Arnault a généré 28,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+ 56 % par rapport à la même période de 2020), quand celui détenu par la famille de François Pinault en a engrangé 8 milliards ( + 54,1 %).

Les deux groupes ont bénéficié de l’emballement des ventes hors de l’Europe, avec une performance de + 60 % pour LVMH aux Etats-Unis et de + 86 % en Asie, contre respectivement + 236 % et + 53 % pour Kering. Burberry rencontre aussi un franc succès outre-Atlantique. Quant à l’italien Prada, en dépit de la fermeture de 17 % de ses boutiques dans le monde, ses ventes ont bondi de 60 %, notamment grâce au marché chinois.

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Sur le Vieux Continent, c’est une autre histoire. « La reprise y est plus progressive », analyse la direction de LVMH. Le marché européen est toujours handicapé par l’absence de touristes, notamment chinois, dans les métropoles, dont ils dévalisent habituellement les boutiques. De fait, la majorité des 800 000 personnes qui ont poussé les portes de la Samaritaine depuis son inauguration par LVMH, le 23 juin, sont des Français curieux de redécouvrir cette adresse parisienne, et non les touristes argentés escomptés. « Mais les ventes sont au rendez-vous », assure LVMH.

Afflux d’argent frais

La réussite des grandes marques de luxe tient surtout à leur force de frappe à l’étranger, notamment en Chine, où elles exploitent des réseaux de magasins puissants et, plus que jamais, vendent en ligne. Les sacs de Louis Vuitton et de Dior, les deux principales marques de LVMH, ont ainsi été plébiscités : le pôle mode et maroquinerie affiche un bond de 81 % de son activité. Chez Kering, les ventes de Gucci ont crû de 50 %, celles d’Yves Saint Laurent, de 58 % et celles de Bottega Veneta, de 45 %. Hermès est aussi en pleine santé. La marque parisienne a dévoilé, vendredi 30 juillet, que son activité était en progression de 77% sur les six premiers mois de 2021.

Après s’être offert le joaillier américain Tiffany, pour plus de 13 milliards d’euros, en janvier, Bernard Arnault est de nouveau à la manœuvre

Même par rapport à 2019, référence retenue pour comparer l’activité à celle enregistrée avant la crise du Covid-19 et l’annus horribilis de 2020, les chiffres sont à l’avenant. Cet emballement (+ 11 % pour LVMH, + 8,4 % pour Kering et +33% pour Hermès, par rapport au premier semestre 2019) a permis aux trois groupes d’améliorer leur rentabilité. LVMH affiche une marge opérationnelle de 26,6 % à fin juin, en hausse de 5,5 points par rapport à 2019. Celle de Kering atteint 27,8 %, en hausse de 10,1 points. Enfin, Hermès surpasse ses rivaux, avec une rentabilité de 41 %, contre 22 % à fin juin 2020.

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