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Sony ZV-E10, l’appareil photo hybride à capteur APS-C qui cible les vloggeurs et YouTubers

Après avoir recyclé ses compacts experts RX100 en ZV1 l’an dernier, Sony fait rebelote en cet été 2021 et enrichit sa gamme d’appareils photo dédiés au vlogging en annonçant le ZV-E10. Un nom barbare et peu inspiré, qui cache en réalité un hybride APS-C de la classe Alpha A6xxx.

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Là où le ZV1 était un appareil à l’optique intégrée, le ZV-E10 veut séduire par son grand capteur APS-C et, bien sûr, sa monture E, qui permet de changer d’optique selon les besoins.
Une montée en gamme pour les utilisateurs, le capteur APS-C offrant une plage dynamique plus large, plus de détails, une meilleure montée en sensibilités et une plage de netteté réduite par rapport au capteur 1 pouce du ZV1.

Au cœur de l’appareil donc, un processeur Bionz X, qui pilote l’électronique et donc le capteur APS-C de 24 Mpix. Si vous avez déjà manipulé un Alpha A6300, A6400 ou A6500, vous connaissez la musique : 425 collimateurs à corrélation de phase pour un AF très réactif, le Bionz X offre un excellent suivi des sujets (et des yeux !), une rafale jusqu’à 11 i/s avec une profondeur de rafale de 116 images consécutives (qualité JPEG fine).
Si la photo a son attrait avec notamment des fichiers RAW à l’excellent potentiel de développement, ce qui intéresse la cible ici est la vidéo. Et la partition est plutôt intéressante.

Partition vidéo optimisée

Au cœur de la proposition vidéo, Sony propose toujours son excellent suréchantillonnage 6K. Pour faire simple, l’appareil capte un flux vidéo 6K natif du capteur et utilise ce trop-plein d’information pour rendre des fichiers vidéo 4K de très (très !) bonne qualité.
Aucune amélioration notable n’est à chercher de ce côté-là, la partition est solide chez les appareils photo « normaux », Sony la conserve et améliore le reste.
Petit regret ici : pas de mode 4K 60p, pourtant très pratique pour des scènes un peu remuantes ou des ralentis 4K modérés (manipulations d’objets, cuisine, gestes d’artisanat, etc.)

Le reste, c’est l’ergonomie d’abord. Avec un écran non plus à orientation verticale comme sur les appareils photo, mais à rotule latérale, simplifiant le passage au mode « selfie ». C’est aussi une simplification des commandes, un bouton d’enregistrement vidéo plus gros et facilement identifiable, une interface logicielle modifiée pour marquer l’enregistrement en cours d’un cadre rouge sur l’écran, ou encore la prise en charge native du cadrage vertical (rotation auto des propriétés du fichier vidéo pour le logiciel de montage), qui plairont aux utilisateurs de TikTok par exemple.

Comme pour le ZV1, le ZV-E10 profite des raffinements logiciels comme le mode produit, qui fait rapidement la mise au point sur l’élément que vous mettez dans le champ, pour les streamers qui font des présentations d’articles.

Micro numérique + prise MI + prises jack

Côté sonore, le ZV-E10 emprunte le micro numérique à trois capsules que Sony avait développé pour le ZV1. Un microphone intégré au corps caméra qui profite d’une bonnette anti-souffle livrée dans la boîte. Pour monter d’un cran en qualité audio, l’appareil dispose, en plus de la sortie casque jack 3,5 mm, d’une autre prise dédiée à un microphone.

Encore au-dessus côté qualité, la griffe porte accessoire – appelée griffe flash dans le monde de la photo – est de type Multimedia Interface (MI). Ses connecteurs électroniques permettent donc au ZV-E10 de s’équiper des différents microphones numériques de Sony. De quoi s’approcher un peu plus de la qualité broadcast sans avoir à synchroniser une piste audio a posteriori.

Côté connectique, il faut saluer la disparition de l’horrible Micro USB que l’on retrouvait (honte à vous Sony !) sur le ZV1. Il fait place à une belle prise USB-C. La connectique sans-fil permet toujours de piloter l’appareil au travers de l’appli Imaging Edge (Android et iOS), mais aussi, grande nouveauté, de récupérer sur votre terminal le flux 4K original. Idéal pour ceux qui font tout (editing, montage, publication) depuis leur smartphone (ou tablette).

Autre force, le ZV-E10 ne nécessite pas de logiciel pour fonctionner sur ordinateur, il est nativement détecté comme une webcam (de luxe !) par les OS modernes (Windows 10, macOS depuis v10.4.9).

Stabilisation mécanique absente : une question de coût

Si la présence d’une stabilisation électronique vendue sous le nom valise SteadyShot est bien présente, la stabilisation mécanique du capteur est malheureusement absente. Cela n’aura absolument aucun impact pour les streamers, YouTubers et autres TikTokers « sédentaires », les nomades regretteront, en revanche, eux, ce manque, la stabilisation de l’A6500 ayant prouvé sa redoutable efficacité.
Mais le dispositif est plus imposant, et plus coûteux à intégrer et fabriquer. L’appareil étant en dessous de 1 000 euros, l’équilibre économique de R&D était difficile à tenir pour les ingénieurs de Sony.

Lancé à 750 euros, boîtier nu, le ZV-E10 semble être moins cher que le ZV1. On dit « semble » parce que pour en profiter il faut une optique. Le seul kit qui sera disponible en boîte Sony sera celui avec (l’affreux) 16-50 mm f/3.5-5.6 à 850 euros.
Mais pour pleinement profiter des avantages du capteur, Sony recommande (fort justement) d’autres optiques, notamment le bon 10-18 mm f/4 qui équivaut à un 15-27 mm parfaitement adapté aux espaces confinés. La facture augmentera alors de 750 euros, prix moyen pour cette optique de bon milieu de gamme.

Selon Sony, plusieurs kits concoctés par les magasins spécialisés vont être proposés, avec notamment la poignée de contrôle Bluetooth, des micros numériques et/ou des optiques différentes (le 10-18, focales fixes, macro, etc.).

Le Sony ZV-E10 sera disponible courant août en deux versions :

  • ZV-E10 boîtier nu à 750 euros
  • ZV-E10 + 16-50 mm f/3.5-5.6 mm à 850 euros

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