Economie

Le chômage baisse légèrement sous l’effet de la reprise économique

Les dégâts causés par la crise sanitaire s’estompent peu à peu, sans être entièrement réparés. De début avril à fin juin, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a diminué de 1,3 %, s’établissant à 3,75 millions sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris, exceptée Mayotte), selon les données publiées, mardi 27 juillet, par la Dares – la direction chargée des études au ministère du travail. Après avoir culminé à 4,4 millions au printemps 2020, cet indicateur continue de refluer, tout en restant au-dessus du niveau qui prévalait avant la récession provoquée par l’épidémie de Covid-19.

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La décrue enregistrée au deuxième trimestre concerne toutes les tranches d’âge mais elle s’avère plus nette pour les moins de 25 ans : – 2,1 % (en métropole), contre – 1,7 % pour les individus de 25 à 49 ans et seulement – 0,3 % pour les seniors. En revanche, ceux qui recherchent un poste tout en ayant travaillé (catégories B et C) voient leurs effectifs s’étoffer de 1 %, sur toute la France. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi, avec ou sans activité (catégories A, B et C), baisse de 0,5 % pour repasser juste au-dessous de la barre des six millions (à 5,984 millions).

Un bilan moins mauvais que prévu

Les statistiques dévoilées mardi sont conformes « à ce que l’on pouvait attendre, compte tenu du rebond de la croissance auquel on assiste depuis la mi-mai, après la levée graduelle des mesures de restriction liées au troisième confinement », commente Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Les entreprises, dont le carnet de commandes se remplit à nouveau, recrutent davantage : au deuxième trimestre, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) ont progressé de près de 17 %, atteignant un peu plus de 2,2 millions, ce qui représente un « pic historique » selon l’Urssaf, l’organisme qui coiffe le réseau chargé de la collecte des cotisations sociales.

La dynamique en cours ne doit pas faire oublier que la situation reste dégradée, avec un nombre d’inscrits dans la catégorie A qui est à la fois très élevé et supérieur de près de 200 000 à celui du dernier trimestre 2019. Mais « le marché du travail résiste plutôt bien », juge Mathieu Plane, en rappelant « le rôle d’amortisseur » joué par le chômage partiel : ce dispositif, déployé à très grande échelle depuis quinze mois, a contribué à préserver la main-d’œuvre de sociétés contraintes de fermer ou de tourner au ralenti. L’instauration de primes, il y a un an, pour les patrons qui enrôlent des jeunes, a également permis de limiter la casse.

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