Economie

La réforme d’EDF n’aura pas lieu avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron

Le grand projet de réorganisation d’EDF ne pourra pas aboutir avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron l’an prochain, faute d’accord avec la Commission européenne dans ce dossier, ont déclaré, mercredi 28 juillet, des sources gouvernementales à l’Agence France-Presse.

« A ce stade, les discussions n’ont pas abouti » avec Bruxelles et « il n’est pas envisageable d’avoir un projet de loi au Parlement dans l’immédiat », a expliqué l’une de ces sources. Le projet ne pourra donc pas aboutir à temps avant le début de la prochaine campagne présidentielle, a-t-elle reconnu.

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Ce projet de réorganisation – d’abord baptisé « Hercule » puis « Grand EDF » – était combattu par les syndicats de l’électricien, qui y voyaient un risque de démantèlement, tout comme l’opposition, de La France insoumise, en passant par le Parti communiste, le Parti socialiste et Les Républicains.

Aux yeux de l’exécutif, l’idée était de permettre à l’entreprise, lourdement endettée, de pouvoir investir dans les énergies renouvelables, tout en rénovant son parc nucléaire. Le prix de vente de l’électricité nucléaire d’EDF à ses concurrents devait notamment être relevé.

La France contre la scission du groupe

Une entente avec Bruxelles, gardien de la concurrence en Europe, était toutefois nécessaire. Cet accord global avec la Commission européenne aurait, en outre, permis de régler un vieux différend sur les barrages hydroélectriques.

Mais Paris et Bruxelles s’opposaient notamment sur le degré de séparation entre les différentes entités d’EDF, qui auraient été créées par la réforme. La France souhaitait que son champion reste « intégré », tandis que les services de la concurrence à la Commission souhaitaient une séparation plus franche.

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Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait qualifié l’unité du groupe EDF de « ligne rouge absolue du gouvernement français ». Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, avait récemment évoqué des discussions « difficiles » entre Paris et Bruxelles.

« Il y a eu des progrès, mais il n’y a pas d’accord global », estime-t-on au gouvernement. Or, l’exécutif n’a pas souhaité une réforme « tronquée » ou « précipitée ». « On est toujours convaincu de la nécessité de faire cette réforme », ajoute la même source.

Contacté, EDF n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat. Le groupe, détenu majoritairement par l’Etat français, doit publier ses résultats financiers jeudi matin.

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Le Monde avec AFP


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