Economie

ces jeunes pousses créées par des Français et qui réussissent aux Etats-Unis

Les cofondateurs de Bubble, Josh Haas (à gauche) et Emmanuel Straschnov, au Flat Iron Square Park, à New York, le 16 juillet 2021.

Algolia et Bubble présentent de nombreux points communs. Fondées ou cofondées en 2012 par des Français, les deux start-up sont implantées aux Etats-Unis et opèrent dans le secteur du logiciel. Elles ont toutes deux annoncé, mercredi 28 juillet, des levées de fonds importantes : 150 millions de dollars (127 millions d’euros) pour la première, 100 millions de dollars pour la seconde.

Des deux, Algolia est la plus mature. Spécialisée à l’origine dans la création de moteurs de recherche pour des sites Web ou des applications mobiles, elle a déjà réalisé plusieurs levées de fonds (53 millions de dollars en 2017, 110 millions en octobre 2019) et est désormais valorisée 2,7 milliards de dollars. Au fil des années, elle a enrichi sa gamme de produits, avec notamment des outils de prédiction et de recommandation. Julien Lemoine, cofondateur de la compagnie, décrit ainsi « la nouvelle vision » de la jeune pousse : « permettre à nos clients de fournir la meilleure expérience utilisateur, et pouvoir la personnaliser pour se démarquer de leurs concurrents ».

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Avec l’explosion du e-commerce, qui demeure son terrain de jeu privilégié, Algolia a vu ses revenus croître de 180 % en 2020, à plus de 100 millions de dollars. Plus surprenant, ses solutions sont de plus en plus utilisées au niveau interne par les professionnels (notamment les commerciaux, les services de ressources humaines, etc.), ce qui pourrait inciter la start-up à élargir encore le périmètre de ses activités.

De son côté, Bubble a connu – de manière volontaire – un démarrage plus lent. Elle a mis sept ans à élaborer son produit : un outil de no-code, autrement dit une solution qui permet à des entrepreneurs ne maîtrisant pas le code de pouvoir élaborer eux-mêmes des services en ligne complets (Web application), grâce à une trousse à outils qui se veut la plus intuitive possible, et ce à moindre coût. La levée de fonds qu’elle a annoncée ce mercredi est sa deuxième après celle de 6 millions de dollars en 2019.

Un avantage majeur

Cependant, la start-up voit grand. Elle veut se positionner comme leader du no-code et a créé une place de marché au sein de laquelle des « codeurs » peuvent proposer leurs propres briques logicielles, moyennant une commission de 25 %. S’adressant en priorité aux jeunes sociétés, Bubble est persuadée que sa solution répond à des problématiques que rencontrent toutes les entreprises : la pénurie d’ingénieurs informatiques, le coût lié au recrutement de tels profils, et le temps nécessaire afin de créer de toutes pièces un service en ligne en le codant de manière traditionnelle.

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