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les premières sanctions dès l’an prochain

Dès 2022, les sanctions vont pleuvoir pour les propriétaires d’engins trop bruyants, alors que les radars de bruit vont entrer en service.

Vous en avez peut-être déjà croisé, installé en haut d’un poteau, le long de la route. Il s’agit du radar anti-bruit, un nouveau dispositif visant, comme son nom l’indique, à verbaliser les propriétaires d’engin produisant un son trop important. Déjà installé dans huit villes, telles que Toulouse, Nice, Rueil-Malmaison ou encore Saint-Forget, dans la vallée de Chevreuse, ce dispositif ne verbalise pour l’instant pas encore, puisqu’il est actuellement en phase de test. Cependant, cela devrait rapidement changer, puisque dès l’année prochaine, les contrevenants commenceront à être verbalisés. Le but ? Lutter contre la pollution sonore, qui représenterait selon une étude menée par le l’Agence de la transition écologique plus de 156 milliards d’euros par an. Selon ce rapport, plus de 25 millions de personnes seraient directement impactées par ce problème, qui aurait des conséquences plus ou moins importantes sur leur état de santé, ainsi que sur l’économie.

Troubles du sommeil, maladies cardiovasculaires, stress ou encore baisse de la valeur des biens immobiliers concernés… autant d’effets directs de la pollution sonore. Et selon le rapport, produit en association avec le Conseil National du Bruit (CBN), les transports routiers seraient les principaux responsables, puisqu’ils représenteraient pas moins de 51,8 % du coût total engendré par ce phénomène. D’où la volonté des pouvoirs publics, qui souhaitent désormais lutter contre ce fléau, qui serait « un enjeu de santé publique », comme le souligne Laurianne Rossi, présidente du CNB à nos confrères du Figaro. Mais avant de dresser les premières verbalisations, des expérimentations seront d’abord mises en place, dès le mois de novembre 2021 jusqu’à avril 2022. En attendant, le gouvernement travaille à la création d’un nouveau décret permettant de définir précisément les seuils autorisés, ainsi le montant de l’amende qui sera envoyées aux contrevenants.

Comment ça marche ?

Egalement surnommé « radar méduse », en raison de sa forme, le radar de bruit a pour fonction de sanctionner les véhicules émettant un son dépassant un certain seuil, qui n’a donc pas encore été fixé. Comme l’avait expliqué Fanny Mietlicki, en charge de la création du prototype à nos confères de BFM TV « Il mesure non seulement les décibels, mais aussi la provenance du bruit : l’innovation est de pouvoir repérer la trace acoustique d’un engin qui passe sur la voie ». Cinq micros sont alors chargés d’enregistrer et de déceler la provenance du bruit, tandis qu’une caméra à 360° permet quant à elle d’identifier le véhicule et d’enregistrer sa plaque d’immatriculation. Si seulement huit communes vont participer à cette expérimentation initiale, il se peut que ce dispositif se répande par la suite si les résultats sont concluants. Si les motards sont notamment visés, les propriétaires de voitures sportives sont également dans le viseur des autorités, alors que le son émis par l’échappement n’est pas un motif de contre-visite au contrôle technique.

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