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“Elle débranche le cerveau”, “elle est dangereuse”… C’était chaud au VTT !

Rivales depuis plusieurs saisons, Jolanda Neff et Pauline Ferrand-Prévot se sont envoyés quelques piques après la course olympique, remportée par la Suissesse.

En VTT, il ne suffit pas de pédaler plus fort que les autres, il faut aussi déjouer les pièges tendus par le parcours… et par ses adversaires. Pauline Ferrand-Prévot, qui était arrivée à Tokyo parmi les grandes favorites, auréolée de son titre de championne du monde, a vu son rêve olympique s’envoler dans une course qu’elle a terminée à une 10e place très en deça de ses ambitions.

Parmi les soucis qu’elle a rencontrés ce mardi (elle sera victime d’une crevaison en milieu de course), la Française a perdu le contact avec Jolanda Neff dans le 1er tour, sur une chute dans une montée, alors qu’elle était au coude à coude avec la future médaille d’or. « Elle a pris à gauche, j’ai pris à droite, et voilà. Je me suis dit : si je ne freine pas et qu’elle non plus, on se satellise, a expliqué PFP au Parisien. Je sais que Jolanda est assez imprévisible. Techniquement elle débranche complètement le cerveau. C’est une des meilleures du monde quand elle ne fait pas d’erreur. »

Même si l’autre Française Loana Lecomte a dominé la Coupe du monde cette saison (elle a terminé 6e de la course olympique), Ferrand-Prévot et Neff sont les références de leur discipline depuis plusieurs années. Elles ont l’habitude de s’affronter. Et quand la Suissesse a été interrogée sur la chute de sa rivale, elle lui a renvoyé la balle.

« Juste avant cet endroit où elle est tombée, il y a eu un grand saut, vingt secondes avant, a rembobiné Jolanda Neff, relaye également Le Parisien. On s’est approchées, elle était devant moi, et on allait à une belle vitesse. Et tout à coup, un mètre avant le saut, elle a freiné très fort pour passer sur la bosse, et je ne pouvais rien faire du tout. J’avais pris de la vitesse pour sauter, et pas du tout pour rouler dessus. Je n’ai pas freiné pour passer sur la bosse, car elle était en dessous, à vitesse réduite, et j’ai dû en quelques instants changer d’option et prendre à gauche. Je suis vraiment chanceuse de ne pas être tombée, c’était un geste stupide de sa part, c’est vraiment dangereux. »

« Elle court de façon dangereuse, on ne sait jamais ce qu’elle fait »

Neff a failli tomber sur le grand saut, là où Mathieu van der Poel a vu ses rêves olympiques se fracasser sur une lourde chute. Ferrand-Prévot menait la danse, elle est passée en première sur la passerelle (qui n’était pas là la veille, ce qui avait poussé Van der Poel à la faute). Neff est passée sur la gauche de la Française, et elle a bien failli faire un « soleil », comme Van der Poel, ce qui aurait pu ruiner sa course.

« Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça, ni si elle savait que j’étais juste derrière, mais après ça, je me suis dit : OK, il faut que je m’éloigne d’elle car elle court de façon dangereuse, on ne sait jamais ce qu’elle fait. Donc après, j’ai choisi la gauche car elle était à droite, explique ainsi Jolanda Neff. Je suis vraiment heureuse d’avoir fait ce choix, car j’ai pu prendre la tête et elle est tombée. Si j’avais été derrière elle, à son mouvement fou suivant, là où elle est tombée en montant… J’ai eu de la chance. Ce n’est pas la première fois qu’elle fait des coups pareils, j’étais juste contente de ne plus être proche d’elle ensuite. »




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