Economie

42 % de femmes nommées pour la première fois à des postes dirigeants de l’Etat en 2020

Jeudi 11 février 2021, des drapeaux européens et français flottent à l’entrée de l’Ecole nationale d’administration, à Paris.

Il s’agit d’un chiffre historique. En 2020, 42 % de femmes ont été nommées pour la première fois à des postes dirigeants au sein des administrations de l’Etat, a annoncé, mardi 27 juillet, le ministère de la transformation et de la fonction publiques.

« Ce chiffre était de 33 % en 2016. Il dépasse pour la première fois l’objectif légal du dispositif des nominations équilibrées fixé depuis 2012 par la loi Sauvadet », s’est félicitée la ministre Amélie de Montchalin dans un communiqué. Une annonce qui intervient avant une réunion, le jour même, sur les engagements des ministères en faveur de l’égalité professionnelle au sein de l’Etat.

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La fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale pour lesquelles seuls les chiffres de 2019 sont disponibles, enregistraient cette année-là, à égalité, 47 % de femmes primo-nommées aux emplois supérieurs, contre respectivement 38 % et 35 % en 2016.

« Beaucoup reste à faire »

« Beaucoup reste à faire pour parvenir à un véritable changement culturel dans nos administrations. Alors que nous comptons 62 % de femmes dans la fonction publique, 32 % d’entre elles seulement occupent des emplois supérieurs et dirigeants », a rappelé la ministre.

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a estimé que cette progression masquait des disparités entre les différents versants de la fonction publique avec 47 % de femmes primo-nommées dans la fonction publique hospitalière contre 37 % pour la fonction publique d’Etat en 2018. L’objectif avait été fixé à 40 % en 2017. Il rappelait que « le non-respect des règles » avait conduit, pour 2018, « 26 employeurs publics [six ministères et vingt collectivités] à s’acquitter d’un montant total de pénalités de 4,2 millions d’euros ».

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Il déplorait aussi qu’au sein des établissements d’enseignement supérieur et de la recherche les obligations soient respectées, mais restent « sans effet de ruissellement réel sur le plafond de verre ». « Là où les obligations existent, la parité est au rendez-vous : 46 % d’administratrices au sein des conseils des universités, 43 % de professeures au sein des comités de sélection. Mais les espaces de pouvoir et les domaines techniques demeurent des bastions masculins avec 82,8 % de présidents d’université ou 70,3 % de vice-présidents recherche, 83,2 % de directeurs d’instituts universitaires de technologies et 74 % de professeurs ».

Le Monde avec AFP


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