Auto-Moto

la collection Renault en images


  • R3

    Dépouillée à souhait : pas de calandre ni de pare-chocs chromés, pas de garniture de porte à l’intérieur, plus de ventilateur de chauffage non plus, sans chrome sur les cerclages de phares, et pas de vitres de custode. Sur la R3, l’objectif est de proposer une version de 3 CV fiscaux et plus accessible. On enlève tout ce qui n’est pas indispensable pour faire circuler la voiture, afin de proposer un prix d’attaque.

    Cette version à moteur 603 cm3 disparaît dès 1962, car elle est vendue peu chère mais s’avère presque aussi onéreuse à produire que la R4. Et elle ne rencontre pas son public : 2 500 exemplaires seulement ont été vendus.

  • Renault 4 : la toute dernière

    En 1992, il aurait fallu produire la 4L avec un pot catalytique pour prolonger sa carrière. Les normes de pollution, en plus des parts de marchés qui diminuent, contraignent Renault à cesser l’industrialisation de la 4L. Louis Schweitzer, PDG de la marque de 1986 à 2005, était conscient de la difficulté de mettre fin à une carrière telle que celle-ci. Il aurait demandé au service marketing de préparer à la 4L “une belle mort”. C’est à partir de là qu’est née la série limitée “Bye Bye”, basée sur le modèle Clan, limitée et numérotée de 1 000 à 1. Et voici la numéro 1, la dernière officielle, puisqu’il est certain que d’autres modèles, sur des châssis existants et avec des restes de stocks de pièces, ont été fabriqués après. Celle-ci n’affiche qu’environ 200 kilomètres au compteur.

  • R4 “East African Safari”

    Dès 1962, la R4 est engagée dans des rallyes, elle dont ce n’est pourtant pas la vocation. Dans cette livrée, elle termine à la 5ème place de sa catégorie, avec l’équipage Bernard Consten – Claude Le Guézec. Ce modèle, avec son moteur 747 cm3 et sa boîte à trois vitesses, est une réplique exacte du modèle engagé à l’époque.

  • Celle des Frères Marreau

    Cette voiture a terminé 5ème au classement général de la première édition du Paris-Dakar, à une époque où il n’y avait pas de distinction de catégorie entre voitures et motos. Au mains de Claude, avec son frère Bernard en copilote, cette 4L était la deuxième voiture à l’arrivée.

    L’année suivante, en 1980, toujours avec son échappement “boulonné” sur le toit et une transmission 4×4, l’équipage des frères Marreau finit troisième au classement auto. Le capot abrite un moteur 1.4 litres 125 ch de Renault 5 Alpine groupe 2, alimenté par un réservoir de 140 litres.

  • R4 “Haute Couture”

    Tout débute avec une opération marketing mise en place avec le magazine Elle, baptisée “Elle prend le volant”, en 1963. 6 000 femmes peuvent essayer la voiture, pendant 48 heures durant lesquelles le véhicule leur est prêté. L’opération, accessible depuis 90 villes en France où se trouvent des concessionnaires Renault, rencontre un incroyable succès.

    Cette aventure devait initialement démontrer aux conductrices que les aspects pratiques de la R4 ne l’empêchent pas de répondre à d’autres exigences, comme une maniabilité remarquable, une bonne visibilité et un agréable confort. C’est cette opération qui a décidé Renault à produire la Parisienne…

    Côté look, les voitures arboraient un tartan écossais ou un cannage de paille. Et il s’agit de R4 Super, donc avec un hayon articulé par le bas et doté d’une vitre descendante, façon station wagon américain. Cela ne s’avère absolument pas pratique, mais chic. Ce modèle est une réplique exacte de la R4 “Haute Couture” d’époque.

  • R4 “Parisienne”

    C’est la première série spéciale de cette Renault, lancée en 1964, motivée pour contrer l’aspect rural et utilitaire dont pouvaient souffrir les premières R4, aux yeux d’une clientèle féminine. Plus “glamour”, plus désirable, la Parisienne avait une banquette plus cossue que les modèles “normaux”. Elle doit son aspect aux modèles disponibles à l’essai, lors de l’opération marketing “Elle prend le volant” : ce cannage servait d’abord à distinguer les voitures prêtées aux conductrices. La R4 Parisienne cesse d’être produite en septembre 1968 mais, faute de registre, même Renault ne connaît pas le volume exact de production.

    Cette voiture est une véritable “Parisienne” d’époque, entièrement refaite.

  • Renault 4 F4 “Darty”

    Joliment décoré, il s’agit d’un utilitaire ; un fils de Darty, sans artifice. Outre les jeux de mots, cette 4L reposant sur des trains roulants renforcés pouvait transporter jusqu’à 300 kg de charge. Sa porte arrière battante s’ouvre de droite à gauche, pour favoriser l’accès depuis un trottoir. Et la nouveauté se situe au-dessus : c’est le girafon, ce panneau bombé articulé, relevable et amovible, grâce auquel on peut transporter une échelle ou de longs objets. Cette “trappe de pavillon” a ensuite prolongé sa carrière sur le Renault Express.

  • R4 Expédition “Terre de Feu-Alaska”

    Celle-ci est une “vraie”, pas une réplique : c’est un des deux modèles, dans son jus, qui a participé à l’expédition Terre de feu – Alaska, la traversée des deux Amériques, du sud au nord. Les deux voitures engagées étaient conduites par quatre jeunes femmes, des mannequins de l’agence Elite. Elles ont circulé durant quatre mois et demi, sans assistance, parcourant 40 000 km.

    Une seule voiture a terminé le parcours, celle-ci. Les prénoms de garçons écrits sur la carrosserie sont des personnes rencontrées durant l’expédition. Les jeunes femmes ont d’ailleurs disparu en pleine Amazonie, durant plusieurs jours. Elles auraient été enlevées par un groupe armé. Bien des décennies plus tard, l’une des participantes avouera qu’aucun enlèvement n’avait eu lieu, mais qu’elles étaient volontairement restées avec des guérilleros.

  • 4L Trophy

    Ce modèle compte deux participations au célèbre raid, organisé depuis 1998. Il a été acheté récemment par Renault. En état “moyen”, cette 4L est parfaitement représentative de l’épreuve, avec une décoration aux petits oignons et une “préparation” sommaire, parfois bancale. Tous les ans, certains modèles tombent en panne à quelques centaines de mètres du départ…

  • Les administratives…

    La 4L a servi les hommes du feu, comme en témoigne ce modèle provenant d’une caserne de pompiers de Mulhouse.

    Elle a également équipé la gendarmerie pendant longtemps, qui en a commandé 14 500 unités, notamment pour en faire des véhicules de liaison et de patrouille. Les forces de l’ordre sont propriétaires de cet antépénultième modèle (elle serait “l’avant-avant-dernière” 4L fabriquée). La 4L répondait au cahier des charges bien spécifique de la gendarmerie : “une personne dotée d’un képi doit pouvoir être assise à l’intérieur”.

    La Poste a aussi sollicité la 4L, même en berline, à l’image de cette “S128”, qui ne dispose pas de de poignées portes arrière ni de vitres de custode.

  • Renault 4 e-Plein Air

    Il s’agit d’un modèle unique, un concept issu de la collaboration entre Renault Classic et Melun Rétro Passion, célèbre spécialiste de la “Quatrelle”. Ce modèle fortement revisité, basé à partir d’une 4L qui avait fait un tonneau, a été raccourci de 25, façon JP4 (les JP4 étaient des 4L modifiées par CAR Système, à la manière d’un buggy). Cet exemplaire très spécial, à la calandre inédite, jouit d’une carrosserie habillée d’une peinture nacrée, qui cache un moteur électrique de Twizzy.

  • 4L Plein Air

    Ce modèle dispose d’un volant à droite : il a été acheté à la filiale anglaise. La version Plein Air a été dévoilée par Renault la veille de la présentation de la Citroën Méhari, potentielle concurrente habillée d’une carrosserie en plastique ABS.

    Produite par Sinpar (entreprise plutôt spécialisée dans la production de modèle à quatre roues motrices) jusqu’en avril 1970, la 4L Plein Air reprend la partie avant d’une 4L classique, avec un pare-brise modifié pour recevoir les encrages de capote. Sa cote aujourd’hui très élevée est dû au flop commercial qu’elle a rencontré. Face à une Méhari – pourtant dotée d’une position de conduite beaucoup moins convenable – colorée, la Renault souffrait d’une unique couleur de carrosserie et se montrait beaucoup plus chère à l’achat.

    (en arrière plan, la Renault 4 e-Plein Air)

  • Renault 4 Sinpar Torpédo 4×4 hélitreuillée

    Il s’agit d’une fourgonnette passée entre les mains de Sinpar, filiale de Renault spécialisée dans les 4 roues motrices. Elle profite d’une transmission intégrale, d’un pare-brise rabattable et même d’un système de fixation pour être transportée sous un hélicoptère, afin d’être déposée sur les lieux de combat. Pourtant pas très intimidante, cette version se destinait aux fusiliers commando marins. Mais l’armée n’en a acheté que quelques unes…

    Il en existe encore au moins 3 modèles répertoriés. Cette “Torpédo” était une vedette du feuilleton Les Chevaliers du Ciel. Cette déco propre au téléfilm a été refaite par covering.

  • Renault 4 F6

    En passant de F4 à F6, la 4L fourgonnette progresse à tous les niveaux : sa capacité maximale passe à 475 kg et son volume de chargement atteint désormais 2,35 m3. Dans cette version vitrée, la F6, ancêtre du Kangoo, pouvait également accueillir des sièges arrière, des fenêtres latérales coulissantes, ainsi qu’un toit plus insonorisant et mieux isolé. Dans cette définition, la 4L utilise alors le mot “break” en guise d’appellation commerciale.

  • Renault 4

    Une belle brochette de “4L” en tout genre, dans l’enceinte de l’usine Renault de Flins.

  • Renault 4 “Saline4Fun”

    Celle-ci est née d’un délire, à l’occasion des cinquante ans de la 4L, en 2011. Une équipe de chez Renault s’était fixé pour objectif de battre un record de vitesse dans la catégorie où pouvait concourir la 4L, lors du “Speed Week” organisé sur le lac salé de Bonneville. Bien arrivée aux Etats-Unis, la “Saline4Fun” était animée par un moteur de R5 Turbo de 285 ch, prélevé sur une ancienne voiture de Jean Ragnotti, couplé à une boîte de vitesse de Renault 21 2-litres turbo. Elle profite même d’un parachute, pour l’aider à ralentir.

    Souffrant au contact d’un revêtement trop bosselé pour son train avant, la 4L flanche : elle rentrera au bercail sans record dans ses valises. Mais sa vitesse homologuée reste impressionnante : 237 km/h !

  • R4 Haute Couture

    L’intérieur du modèle Haute Couture de l’exposition, avec son levier de vitesses si caractéristique, au tableau de bord…

  • R3 et R4

    L’une des premières, une R3 dotée d’une batterie 6V et d’une boîte à trois vitesses, à côté de la toute dernière Renault 4 officiellement produite.

  • La Parisienne et la Haute Couture

    Les versions les plus reconnaissables, avec un cannage ou un écossais…

  • R4 “de course”

    Contrairement à ce que son look laisse penser, la petite Renault a connu la compétition ! Et elle a participé à de nombreuses expéditions.


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