Politiques

des habitants veulent profiter de la visite d’Emmanuel Macron pour réclamer justice

Le chef de l’Etat est en visite dans l’archipel où 193 essais nucléaires ont eu lieu de 1966 à 1996. 

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C’est l’un des dossiers qui empoisonne la relation entre Paris et la Polynésie : les conséquences des 193 essais nucléaires de 1966 à 1996 sur les atolls de Mururoa ou encore de Fangataufa. Emmanuel Macron, en visite en Polynésie française depuis samedi 24 juillet et jusqu’au 27 juillet sera forcément interrogé sur le sujet. Parmi ceux qui se disent victimes de ces essais, il y a beaucoup d’attente mais aussi peu d’espoir que la visite du chef de l’Etat change quelque chose. 

En Polynésie française, les cancers sont si nombreux qu’ils ne peuvent pas être une coïncidence. “Du côté des frères et sœurs de ma mère, ils sont dix et au moins six sur dix ont une maladie radio-induite. Ils ont un, deux ou trois cancers et moi aussi”, raconte Béatrice, 44 ans, et atteinte d’une leucémie chronique. Selon elle, le lien avec les essais nucléaires est une évidence. D’ailleurs, sa mère a officiellement été reconnue victime.

Au total, 170 000 polynésiens ont été exposés, entre ceux qui ont travaillé sur l’atoll de Murora ou les nuages radioactifs qui ont voyagé d’île en île. Cependant Béatrice n’a pas touché d’indemnisation : “J’ai été rejeté du fait que je suis née en 1977, c’est à dire trois ans après le tir aérien.”

Sans compter que les procédures sont complexes. Emmanuel Macron envisage d’annoncer une simplification. On évoque aussi l’ouverture des archives de l’Armée. Il faudrait d’abord et avant tout que l’Etat demande pardon réclame le père Auguste de l’association de victimes 193. “Je ne sais pas s’il a pris conscience de ce que ça signifie 193 essais nucléaires imposés par l’Etat français”, dit-il. 

Cependant, l’Etat ne changera pas de ligne : une source ministérielle l’assure, les excuses “ce n’est pas envisageable, notre mission c’est d’assumer et de réparer”. 




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