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comment un des smartphones d’Emmanuel Macron a pu être espionné


L’un des smartphones du président français se trouvait sur la liste des numéros ciblés en 2019 par le Maroc pour être espionnés grâce au logiciel malveillant Pegasus. Ce serait aussi le cas de plusieurs numéros appartenant à l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe. Quatorze autres membres du gouvernement seraient également concernés, dont François de Rugy et Cédric Villani, qui ont déjà annoncé porter plainte. Ces informations ont été dévoilées par le journal Le Monde, qui participe aux révélations internationales sur cette affaire.

Reste à analyser les appareils en question et à prouver effectivement que Pegasus y a été installé. C’est encore une autre question de savoir si des communications ou des contenus sensibles ont été interceptés. Le Maroc nie être client de la société israélienne NSO, qui commercialise Pegasus. De son côté, NSO affirme qu’Emmanuel Macron n’a pas été espionné, car ses clients doivent lui fournir ce type d’informations.

Impossible de se prémunir contre ce type d’intrusion

Ce qui est certain, à ce stade, c’est que le numéro d’Emmanuel Macron était lié à un smartphone qu’il utilisait régulièrement depuis 2017. Il s’agissait d’un appareil grand public non sécurisé avec un système d’exploitation et des applications vulnérables aux failles. Impossible de se prémunir contre les tentatives d’intrusion tant que nos dirigeants continueront d’utiliser ce type de smartphone et dans ces conditions.

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Comme le rappelle Le Monde, seuls les sujets secret défense les plus sensibles font l’objet d’une sécurisation particulière avec la mise à disposition du téléphone Teorem, de Thales.
Le président dispose également d’un téléphone Samsung sécurisé avec le logiciel et la puce Cryptosmart, d’Ercom. Mais dans les deux cas, il faut que l’interlocuteur soit lui aussi en possession d’un dispositif équivalent pour communiquer. Ce qui les rend difficiles à utiliser dans la pratique.

Privés de la capacité d’interagir avec la plupart des gens ou d’être tout simplement connectés au Web et aux réseaux sociaux, nos dirigeants risqueraient de se retrouver isolés. Alors quelles solutions adopter ? Le débat est en tous cas relancé par cette affaire Pegasus.

Source : Le Monde


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