Economie

le rebond épidémique a un faible impact sur le tourisme

Cet été, les Français vivent avec. Avec le virus, avec les restrictions, avec les masques et désormais avec le passe sanitaire. L’été 2020, la presqu’île de Quiberon s’était vidée fin juillet, lorsque les médias s’étaient rués sur ce premier cluster de la deuxième vague de Covid-19. Le Sud-Est avait aussi souffert en fin d’été. Mais un an est passé, le vaccin est arrivé et les départements touristiques aujourd’hui concernés par un rebond épidémique semblent ne pas connaître de désaffection généralisée.

Pour les Landes, la quatrième vague est arrivée un peu tôt. A la fin du mois de juin, quand les réservations se prennent encore. La fréquentation estivale s’annonçait presque équivalente à celle de 2019, mais la visite, très médiatisée, de Jean Castex et Olivier Véran à Mont-de-Marsan, le 23 juin, a provoqué une chute immédiate des réservations. D’autant plus compréhensible qu’elle s’est assortie d’un report du déconfinement.

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« Les annonces n’ont pas généré beaucoup d’annulations mais ont stoppé les réservations de dernière minute, qui constituent dans certains secteurs et notamment dans l’hôtellerie, une partie importante de la fréquentation », explique Sandy Causse, directrice du comité départemental du tourisme. Dans ses deux hôtels d’Hossegor, Alain Bretelle, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) locale, remarque une instabilité : « On est complets, on a des annulations, puis on redevient complets avant de nouvelles annonces. [Les vacanciers] ne savent pas trop, ils sont comme nous. Ils jouent avec les possibilités d’annulation. »

Campings et gîtes complets

Dans l’ensemble, la pression sanitaire a peu pesé sur les Landes, département prisé dont les campings étaient complets dès le mois de juin, et où chaque annulation fait vite un heureux. Les Gîtes de France ont enregistré des taux de remplissage de 85 % à 90 % sur les premières semaines de juillet, malgré l’impact médiatique des clusters. En août, tous les gîtes sont pleins.

Les nouveaux départements en rouge sur les cartes épidémiologiques, tous des lieux de vacances surpeuplés en août, seront-ils, eux aussi, à l’abri d’une vague d’annulations ? Si les hospitalisations restent partout limitées, l’épidémie flambe dans les Pyrénées-Orientales, en Haute-Corse, dans l’Hérault, les Alpes-Maritimes ou la Charente-Maritime. Les chiffres traduisent une réalité partielle dans ces territoires touristiques, car ils n’intègrent que les résidents du département et non les touristes de passage.

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