Economie

La start-up française Spendesk lève 100 millions d’euros

La création de Spendesk en 2016 est née d’un constat  : autant les moyens de paiement se sont modernisés pour les particuliers, autant les professionnels restent prisonniers de processus pénibles.

Pour une société qui se veut spécialisée dans la gestion des flux financiers, c’est une excellente nouvelle. Mercredi 21 juillet, Spendesk, experte de la gestion des dépenses des collaborateurs en entreprise, a annoncé une levée de fonds de 100 millions d’euros, la dixième la plus importante de 2021 dans l’Hexagone, réalisée principalement auprès du fonds d’investissement américain General Atlantic.

La création de cette « fintech » en 2016 par Jordane Giuly, Guilhem Bellion et Rodolphe Ardant est née d’un constat : autant les moyens de paiement se sont modernisés pour les particuliers, facilitant la vie des consommateurs, autant les professionnels restent prisonniers de processus pénibles. Remplir des notes de frais pour les déjeuners qu’ils organisent, passer par un service spécifique pour organiser leurs déplacements, demander la carte de paiement de l’entreprise pour effectuer un achat en ligne… une perte de temps, autant pour les collaborateurs qui engagent ces dépenses que pour les équipes financières qui doivent les gérer par la suite.

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Le produit commercialisé par Spendesk permet à ses utilisateurs, grâce à une application, d’effectuer tout type d’achat (par transfert de fonds ou par le biais de cartes virtuelles) et de se faire rembourser au plus vite s’ils avancent personnellement des frais. Parallèlement, le service permet aux entreprises de contrôler leurs dépenses et de les affecter aux bonnes lignes de comptabilité, tout en gagnant, selon la société, 20 % de temps sur cette tâche laborieuse.

Ses revenus ont doublé en un an

Spendesk compte 3 000 entreprises clientes, pour 70 000 utilisateurs qui ont recours au service chaque jour. Signe de l’accélération de l’activité de la start-up, elle déclare avoir géré 2,5 milliards d’euros de dépenses depuis sa création, dont un milliard au cours des six derniers mois. Ses revenus, qu’elle retire des abonnements souscrits à sa plate-forme logicielle (à partir de 120 euros par mois), ont doublé en un an, sans qu’elle en précise le montant.

Si elle a ouvert un bureau à San Francisco, elle opère essentiellement sur trois marchés : la France, l’Allemagne et l’Angleterre. Et pour cause : elle y a identifié un million d’entreprises de 30 à 1 000 collaborateurs, son cœur de cible. Avant d’envisager une plus large expansion à l’échelle internationale, Rodolphe Ardant, PDG de Spendesk, y voit déjà « une opportunité de croissance astronomique ».


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