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Pogacar a un sérieux problème

Tranquille vainqueur de son deuxième Tour de France, Tadej Pogacar n’en a pas moins connu une sérieuse alerte.

Tadej Pogacar a livré un véritable récital sur les routes du Tour de France. Vainqueur du premier contre-la-montre et maillot jaune dès la première arrivée en montagne, le Slovène a écrasé la concurrence. Si les abandons de Primoz Roglic et Richie Porte ou les problèmes de Geraint Thomas l’ont bien aidé, il a terminé la Grande Boucle avec plus de cinq minutes d’avance sur son dauphin, l’étonnant danois Jonas Vingegaard. Le coureur de l’UAE Team Emirates a néanmoins quelques sérieuses alertes durant ces trois semaines et a même été au bord de la rupture selon Joxean Fernández Matxin, le manager de la formation emirati.

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« Le jour où 30 coureurs sont partis devant dans la septième étape. Longue de 250 kilomètres, ça a été compliqué. Nous avons essayé de combler l’écart mais on en était incapable car ils étaient beaucoup plus nombreux et bien coordonnés devant. Depuis la voiture, il a fallu prendre la responsabilité de continuer à travailler, mais pas avec la même intensité. Il a fallu dire aux coureurs que nous allions travailler 250 kilomètres et que personne n’allait nous aider, a-t-il confié. Et il a également été difficile de contrôler la course le jour de Tignes, même si cette étape s’est avérée fantastique en prenant beaucoup de temps aux rivaux. Mais la journée du Mont Ventoux a été un moment d’agonie car, vraiment, Vingegaard était plus fort. Mais on a pu limiter les dégâts, même avec lui. »

Un vrai moment de faiblesse

L’étape du Mont-Ventoux a été la seule au cours de laquelle Tadej Pogacar a perdu du temps sur ses rivaux, avec le deuxième contre-la-montre, couru avec le frein à mains afin de ne prendre aucun risque. « Ce jour-là, il faisait très chaud et il n’a pas pu suivre Jonas Vingegaard dans le dernier kilomètre. C’était un vrai moment de faiblesse, le seul qu’il a eu sur ce Tour, a-t-il convenu. Mais il est resté calme car il savait qu’il y avait beaucoup de descente avant la ligne d’arrivée. Et il n’a pas non plus forcé la machine. Si l’étape s’était terminée au sommet du Mont-Ventoux, ça aurait été autre chose. Vingegaard aurait sûrement gagné, mais Tadej Pogacar n’aurait peut-être pas été autant distancé dans la montée. »

Les grandes chaleurs semblent donc bien être le talon d’Achille de Tadej Pogacar. Il l’a d’ailleurs clairement reconnu lors de la deuxième étape de repos. « Avant le départ du Tour, il y avait une seule chose qui me faisait vraiment peur, c’était… la chaleur. Je ne suis pas toujours très à l’aise avec elle », avait-il expliqué, assurant d’ailleurs avoir été rassuré : « je peux dire qu’à partir de maintenant je me sens un peu mieux avec la chaleur, même si ce ne sont clairement pas les conditions que je préfère. » Ses concurrents doivent néanmoins espérer des vagues de chaleurs sur les prochaines éditions du Tour…


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