Economie

bataille de milliardaires dans l’espace

Le milliardaire Jeff Bezos vu sur un écran à Times Square, à New York, après l’atterrissage du vol inaugural de Blue Origin depuis le désert du Texas, le 20 juillet.

Pour son premier vol suborbital, Jeff Bezos n’avait rien laissé au hasard, ni la date du décollage, ni le nom de sa fusée. Le 20 juillet était un clin d’œil aux premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, en 1969, lors de la mission Apollo 11. Et l’appellation New Shepard de son lanceur fait référence à Alan Shepard qui fut le premier américain à faire une brève incursion dans l’espace avec sa capsule Mercury, voici soixante ans, vingt-trois jours après le russe Youri Gagarine.

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Le fondateur d’Amazon avait tout prévu, sauf de se faire devancer de quelques jours par Richard Branson avec son avion fusée… Ce qui n’a pas ébranlé sa conviction d’être le meilleur dans cette bataille d’ego entre milliardaires « Félicitations pour le vol ! », écrivait-il alors sur Instagram. « J’ai hâte de rejoindre le club ! ». Ce qui a été fait mardi 20 juillet emmenant à son bord, outre son frère Mark, Wally Funk, l’astronaute la plus âgée de l’histoire à 82 ans, et Olivier Daemen, un jeune néerlandais de 18 ans, gagnant de la vente aux enchères, son père ayant déboursé 28 millions de dollars (24 millions d’euros).

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Une idée qui aura mis près de vingt ans à devenir réalité

Les deux entrepreneurs avec leurs passagers, ont franchi à quelques jours d’intervalle la ligne de Karman cette frontière symbolique, à environ 100 kilomètres d’altitude, d’où l’on peut apercevoir la courbure de la terre et le noir de l’espace. Pendant quelques minutes, les touristes sont restés en apesanteur avant que la fusée ne redescende sur terre. Ils ont ouvert ainsi la porte au tourisme spatial. Une idée qui aura mis près de vingt ans à devenir réalité. Ainsi Virgin Galactic, la firme de Richard Branson, a immédiatement annoncé l’ouverture des vols commerciaux dès 2022, après deux derniers essais cette année. Les clients sont là puisque 600 billets ont déjà été vendus à un prix avoisinant les 200 000 dollars. D’où l’objectif ambitieux d’effectuer à terme 400 vols par an. De son côté, Blue Origin de Jeff Bezos se veut plus discrète sans calendrier précis. « Nous prévoyons deux vols supplémentaires cette année », après celui-là, « et beaucoup d’autres en 2022 », déclarait une porte-parole de l’entreprise à l’AFP.

Les études de marché prévoient 50 000 volontaires potentiels par an et les prix pourraient en quelques années être divisés par dix, passant à 20 000 euros par vol, soulignait le président du Centre national d’études spatiales (CNES), Philippe Baptiste, vendredi 16 juillet au micro de France Inter. Ce qui ne serait alors pas sans conséquences sur la planète « « Si on voulait envoyer demain 50 000 touristes par an dans l’espace, il y aurait un vrai sujet environnemental », reconnaissait-il

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