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un pilote en faute, vraiment ?

Réagissant à l’accrochage entre Max Verstappen et Lewis Hamilton en Grande-Bretagne, les autres pilotes y voient majoritairement un incident de course.

Le Grand Prix de Grande-Bretagne disputé dimanche à Silverstone a été le théâtre d’un accrochage remarqué entre Max Verstappen (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes), au beau milieu d’un premier tour à couper le souffle. Parti en pole, le Néerlandais avait déjà défendu à deux reprises sa position face au Britannique, venu se placer à son intérieur dès le premier virage puis à l’extérieur dans Brooklands. Inévitablement, la tension grandissante entre les deux candidats au titre mondial devait atteindre son paroxysme à l’amorce du virage à droite très rapide de Copse. Après une prise d’aspiration et une feinte par la gauche, Lewis Hamilton se porte à la droite de la Red Bull, à sa hauteur. En étant placé sur la ligne extérieure, Max Verstappen peut davantage retarder son freinage que son rival et c’est au niveau du point de corde que les deux monoplaces se touchent. Propulsée en tête-à-queue, la Red Bull n°33 traverse le bac à graviers à grande vitesse et percute violemment le mur de pneus, tandis que la Mercedes n°44 rejoint la voie des stands en profitant de l’interruption de course pour procéder au remplacement de son aileron avant endommagé. A ce moment-là, Lewis Hamilton occupe le deuxième rang de la hiérarchie derrière Charles Leclerc (Ferrari).

Pendant l’instauration du régime de drapeau rouge, les responsables des deux équipes, Christian Horner (Red Bull) et Toto Wolff (Mercedes), interagissent avec le directeur de course Michael Masi. Le dossier brûlant de cet accrochage est confié aux commissaires de course, qui rendent leur verdict peu après la reprise. Lewis Hamilton est tenu responsable de l’accrochage et écope d’une pénalité de dix secondes. Sa peine est purgée lors de son arrêt aux stands, au 27e tour, ce qui ne l’empêche pas de remonter rapidement vers la tête de course au prix d’un deuxième relais étincelant. En reprenant une seconde par tour à Charles Leclerc, le septuple champion du monde parvient à le déborder au 50e des 52 tours. Ironie de l’histoire, ce dépassement victorieux, par l’intérieur, a lieu dans le virage de… Copse. Difficile de comparer cette action et l’accrochage du premier tour, mais il semble que le Monégasque ait laissé plus de place que Max Verstappen, ce qui l’a amené à partir au large, laissant ainsi le Britannique triompher devant ses supporteurs.

Leclerc : « Difficile de rejeter la faute sur l’un ou l’autre »

D’ailleurs, Charles Leclerc fait partie des nombreux pilotes qui considèrent que le crash Verstappen-Hamilton est à ranger au chapitre de l’incident de course, dans des propos donnés au site officiel de la F1 : « Il est très difficile de juger depuis la voiture, nous sommes très bas donc c’est difficile à voir. Tout est allé très vite, il se passait pas mal de choses autour de moi. Je pense que c’est un incident de course, il est très difficile de rejeter la faute sur l’un ou l’autre. Évidemment, il y avait un espace à l’intérieur, peut-être que Lewis n’était pas complètement à la corde, mais c’est aussi vrai que Max était assez agressif à l’extérieur. Ce sont des choses qui arrivent, mais je pense que le plus important aujourd’hui, c’est que Max soit indemne et qu’il aille bien. »

Cet accrochage semblait également inévitable, aux dires de Valtteri Bottas, actuel équipier de Lewis Hamilton : « Je les ai vus se battre au premier tour, un peu comme hier (samedi, ndlr). J’avais le sentiment que quelque chose allait arriver. De toute évidence, ils se battaient dur. Ce genre de choses se produit, c’est la course. Cela peut arriver lorsque vous vous battez dur, lorsque vous n’abandonnez pas, mais je suis aussi heureux que Max aille bien parce que c’était un gros choc. Mais j’ai aussi vraiment l’impression que Lewis méritait pleinement la victoire aujourd’hui. » Ancien équipier de Max Verstappen et pilote d’essais Red Bull, le Thaïlandais Alex Albon n’a pas forcément pris la défense du Néerlandais, faisant justement le parallèle avec le dépassement de Lewis Hamilton sur Charles Leclerc en fin d’épreuve dans le même virage : « Une partie de moi pense que Max aurait pu fermer [la porte] pour empêcher Lewis de lui prendre sa position, mais en même temps… quand Lewis a dépassé Charles, c’était une position similaire pour moi, peut-être des angles légèrement différents. »

Alonso : « Lewis ne pouvait pas disparaître »

Pour l’Espagnol Fernando Alonso (Alpine), premier équipier de Lewis Hamilton en F1, chez McLaren en 2007, la faute ne peut pas être rejetée sur l’un des deux pilotes : « Selon moi, Lewis avait plus de la moitié de sa voiture à côté de celle de Max. Donc, d’une certaine manière, Lewis ne pouvait pas disparaître de la trajectoire intérieure. Ce n’est pas comme si on pouvait s’évaporer. C’était un moment malheureux de la course, mais rien d’intentionnel, pas de mauvaise manœuvre de l’un ou l’autre des deux pilotes, à mon avis, simplement pas de chance. »

De son côté, le Britannique Jolyon Palmer, ancien pilote Renault F1, est également animé de sentiments mitigés : « Honnêtement, [Lewis] est à peu près complètement aux côtés de Max. Les deux protagonistes au championnat visent la ligne intérieure à Copse et l’un d’eux a dû reculer. [Lewis] était complètement à côté, évidemment, il manque légèrement le point de corde et se déplace vers Max, mais Max continue également de tourner vers lui et il prend un risque énorme en le faisant au virage de Copse. C’est un gros crash. Je le verrais comme un incident de course, les deux se battant si fort. » Le prochain round, sur le Hungaroring, est programmé au 1er août prochain. Max Verstappen n’a jamais remporté le Grand Prix de Hongrie, tandis que Lewis Hamilton y détient huit victoires.

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